Acquittement requis pour un octogénaire accusé de viols incestueux sur ses nièces

Le parquet de Bruxelles a requis l'acquittement d'un homme de 82 ans accusé de viols incestueux sur deux nièces, faute de preuves suffisantes. L'une des victimes avait recouvré la mémoire grâce à l'hypnose.

Acquittement requis pour un octogénaire accusé de viols incestueux sur ses nièces

Acquittement requis pour un octogénaire accusé de viols incestueux sur ses nièces

Le ministère public de Bruxelles a demandé jeudi la relaxe d'un prévenu âgé de 82 ans, poursuivi pour agressions sexuelles sur deux de ses nièces. Les faits présumés se seraient déroulés sur plus de dix ans, lors de rassemblements familiaux entre la Belgique et la France.

Les deux plaignantes, désignées sous les prénoms d'emprunt Margot et Virginie, affirment avoir été abusées dès leur plus jeune âge. Elles évoquent des attouchements survenus dans des caves, sur des parkings ou dans des pièces isolées. Pour l'une d'elles, le souvenir de ces violences est remonté lors de séances d'hypnose. L'autre a fait appel à d'autres approches thérapeutiques, notamment le bac à sable et l'écriture automatique.

Lors des débats, le représentant du parquet a souligné l'absence d'éléments matériels corroborant les dires des victimes. Aucun témoin direct n'a pu être entendu, et les plaignantes n'ont pas identifié d'autres personnes lésées au sein de la famille, bien qu'elles affirment qu'il en existe. Certaines descriptions des scènes ont également paru peu crédibles au magistrat.

La défense, menée par Me Thierry Moreau, a mis en avant les risques liés aux techniques de récupération mémorielle utilisées. Selon lui, l'hypnose peut induire de faux souvenirs par le biais de questions suggestives posées par le thérapeute. Il a également contesté la vraisemblance de certaines scènes, notamment l'idée qu'un enfant de deux ou trois ans ait pu ingérer de l'alcool ou des stupéfiants sans éveiller les soupçons de ses parents.

"La souffrance d'une victime ne constitue pas une preuve de culpabilité, et une audience pénale ne saurait se substituer à une thérapie", a affirmé l'avocat en plaidant pour l'acquittement. En cas de condamnation, le parquet a évoqué une peine de cinq ans assortie d'un sursis.

Source : DHnet

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