Affaire Lenoci à Namur : le parquet réfute toute lenteur dans le traitement du dossier
Le parquet de Namur a défendu sa réactivité dans l'affaire Lenoci, soulignant que Marc P. avait été visé par une ordonnance de privation de liberté moins de 24 heures après la dénonciation des faits.

Affaire Lenoci à Namur : le parquet réfute toute lenteur dans le traitement du dossier
La magistrate Caroline Storms, qui parle au nom du parquet de Namur, a contesté l'idée que la justice ait tardé à réagir dans le dossier impliquant Marc P. et Grégory Lenoci. Selon elle, les délais allégués n'ont pas provoqué le passage à l'acte violent du Jambois.
Le 22 juillet 2025, un enfant aurait subi des abus de la part de Marc P. Le soir même, il a parlé de "jeux secrets" avec cet homme. Dès le lendemain matin, à 11 heures, Lenoci s'est rendu au poste de police pour dénoncer les faits. Une faute s'est glissée dans l'identification du suspect, ce qui a empêché la policière de faire immédiatement le rapprochement avec Marc P. Cette lenteur apparente a fortement irrité le dénonciateur.
Toutefois, les forces de l'ordre se sont remises en action en début d'après-midi. Marc P. a bien été repéré comme suspect. L'audition de l'enfant était programmée pour le 24 juillet à 8 heures, soit moins d'une journée après le signalement. "Ça n'a pas traîné", a insisté Caroline Storms.
Pour l'accusation, Lenoci avait déjà préparé son coup et n'a pas dévié de son intention. Il a attiré Marc P. chez lui à 16h30. Les coups ont vite fusé. À 16h57, le parquet a ordonné l'arrestation de Marc P., ignorant que celui-ci gisait déjà dans un état végétatif dont il ne s'est pas remis onze mois après les faits.
Source : DHnet
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