Assises d'Arlon : la famille de Vinciane Welvaert témoigne d'une "bombe à retardement"

Au troisième jour du procès d'assises à Arlon, la fratrie et les proches de Vinciane Welvaert ont décrit une femme instable, internée pour troubles psychiatriques, et qualifiée de "bombe à retardement" par ses proches. Elle est accusée du meurtre de Marie Reding en 2023 à Martelange.

Assises d'Arlon : la famille de Vinciane Welvaert témoigne d'une "bombe à retardement"

Assises d'Arlon : la famille de Vinciane Welvaert témoigne d'une "bombe à retardement"

Au troisième jour du procès d'assises à Arlon, les quatre frères aînés de l'accusée sont montés à la barre pour décrire leur sœur. Vinciane Welvaert est jugée pour avoir tué Marie Reding en 2023 à Martelange, dans le sud-est de la Belgique.

Les liens familiaux se sont brisés en 2015, quand le conjoint de l'accusée a eu une relation avec sa belle-sœur. Les dissensions se sont intensifiées lors du partage de l'héritage. Les frères ont raconté qu'ils ne connaissaient pas les motifs de son séjour en hôpital psychiatrique. "Elle nous permettait de la rendre visite à condition de ne rien demander. Ce n'est que bien après qu'on a découvert ses explosions de rage, ses harcèlements, ses sévices envers les animaux", ont-ils confié devant la cour, comme le rapporte La DH (dhnet.be).

Des proches ont exprimé leur incompréhension quant à sa sortie de l'établissement de soins. "Elle n'était pas remise et ne le sera jamais. C'était une bombe à retardement", a affirmé un membre de l'entourage.

La nièce de l'accusée, également soignante, a été très sévère. Elle était intervenue sur les lieux du crime dans le cadre de ses fonctions au SMUR. C'est à ce moment qu'elle avait retrouvé sa tante : "J'ai été stupéfaite d'apprendre qu'elle exerçait à nouveau comme infirmière, 24 ans après avoir obtenu son diplôme. Et en sortant d'un hôpital psychiatrique ! Je reprochais aux responsables de l'avoir embauchée en maison de repos puis à domicile. Je n'aurais pas souhaité que mes grands-parents soient pris en charge dans un établissement où elle aurait travaillé."

La victime, une résidente de Waremme, a succombé après avoir été frappée à deux reprises à la tête et à la tempe avec un objet contondant.

Le procès se poursuit devant la cour d'assises d'Arlon.

Source: DHnet