Namurois de 38 ans condamné pour détention de 75 263 fichiers pédopornographiques

Geoffrey, un Namurois de 38 ans, a été condamné par la cour d'appel de Liège à deux ans de prison avec sursis probatoire pour avoir téléchargé 75 263 fichiers pédopornographiques entre 2022 et 2024. Il a reconnu son addiction et exprimé sa honte.

Namurois de 38 ans condamné pour détention de 75 263 fichiers pédopornographiques

Namurois de 38 ans condamné pour détention de 75 263 fichiers pédopornographiques

Un trentenaire habitant Namur a été condamné à deux ans de réclusion avec sursis probatoire de cinq ans par la cour d'appel de Liège. Entre 2022 et 2024, il a accumulé plus de 75 000 images et vidéos à caractère pédopornographique sur ses appareils numériques.

Les enquêteurs ont pu remonter jusqu'à lui grâce à son adresse IP, suite à des alertes concernant la diffusion de contenus illicites. Une perquisition a confirmé l'ampleur de sa collection. L'homme a été placé sous mandat d'arrêt pendant près de trois mois.

Lors de son procès en première instance à Dinant, il avait tenté d'expliquer sa conduite en évoquant une rupture récente avec une compagne asiatique. Le parquet namurois avait requis trois ans de prison, mais le tribunal avait été plus clément. Le parquet avait alors interjeté appel.

Devant les magistrats de la cour supérieure, le prévenu a décrit une spirale addictive. Il recherchait initialement des images d'adolescentes asiatiques et devait télécharger massivement pour trouver ce type de contenu. "C'était devenu une habitude, comme regarder des vidéos en ligne", a-t-il indiqué, selon La DH (dhnet.be).

Il a affirmé avoir tenté plusieurs fois de cesser cette activité, supprimant parfois des fichiers sans les visionner et s'abstenant pendant plusieurs jours avant de rechuter.

"J'ai honte, c'est inadmissible", a-t-il déclaré. "On croit être à l'abri derrière un écran. Je suis même content d'avoir été arrêté. Derrière ces images, il y a des enfants qui se font enlever."

La présidente lui a opposé que sa consommation alimentait directement ces réseaux criminels. "Sans demande, il y aurait beaucoup moins d'enfants violés", a-t-elle souligné.

Depuis son arrestation, il affirme n'avoir plus touché à aucun appareil électronique.

La cour a finalement confirmé une peine de deux ans avec sursis probatoire de cinq ans et une amende de 4 000 euros.

Source: DHnet