Mons : un entrepreneur détourne la carte essence de sa femme pour acheter de la cocaïne, 50.000 euros de préjudice

Un homme accusé d'avoir utilisé la carte carburant professionnelle de l'entreprise de son épouse pour régler ses achats de drogue. Le préjudice s'élève à près de 50.000 euros sur dix-huit mois.

Mons : un entrepreneur détourne la carte essence de sa femme pour acheter de la cocaïne, 50.000 euros de préjudice

Mons : un entrepreneur détourne la carte essence de sa femme pour acheter de la cocaïne, 50.000 euros de préjudice

Le tribunal correctionnel de Mons a examiné un dossier d'abus de confiance où un homme marié à une cheffe d'entreprise aurait utilisé un moyen de paiement professionnel pour financer sa dépendance aux stupéfiants. Le préjudice financier pour la société familiale s'élève à environ 50.000 euros.

Depuis une vingtaine d'années, le prévenu est accro à la drogue. Pour s'approvisionner en cocaïne, il a mis au point une méthode aussi rudimentaire que lucrative : il échangeait des pleins d'essence payés via la carte carburant de la firme de son épouse contre des boulettes de poudre blanche. Quatre doses de cocaïne étaient ainsi obtenues en contrepartie d'environ 400 euros de carburant.

Deux complices résidant dans l'entourage montois comparaissent également. L'un, habitant à Flénu, aurait profité de la carte avant d'être incarcéré pour d'autres faits. Le second aurait ensuite poursuivi le système. C'est l'envolée des dépenses enregistrées sur le compte professionnel qui a fini par alerter l'entourage.

Le ministère public considère que seul l'époux de la dirigeante doit être tenu responsable d'abus de confiance. Concernant les deux autres mis en cause, l'accusation de fraude informatique n'a pas été retenue faute de preuves suffisantes. Le parquet a requis une condamnation de deux ans d'emprisonnement avec sursis probatoire à l'encontre du principal accusé.

Les avocats de la défense ont salué cette position. L'un d'eux a plaidé une mesure de clémence pour son client tout en soulignant que la responsabilité ne devait pas reposer uniquement sur ses épaules. Les débats ont été marqués par des tensions entre prévenus, chacun renvoyant l'autre à ses mensonges. La magistrate présidant l'audience a dû rappeler l'assemblée à l'ordre pour permettre la poursuite des délibérations.

Source : DHNET

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