Procès d'assises à Arlon : une infirmière conteste l'accusation de meurtre

Vinciane Welvaert, 53 ans, est jugée devant la cour d'assises d'Arlon pour avoir tué Marie Reding à Martelange en mars 2023. Le jury s'est retiré pour délibérer vendredi matin.

Procès d'assises à Arlon : une infirmière conteste l'accusation de meurtre

Procès d'assises à Arlon : une infirmière conteste l'accusation de meurtre

Une professionnelle de santé de 53 ans fait l'objet d'un procès devant la cour d'assises d'Arlon. Vinciane Welvaert est accusée d'avoir privé de vie Marie Reding le 1er mars 2023 à Martelange, dans le sud de la province du Luxembourg belge.

Vendredi matin, les douze jurés se sont isolés pour examiner les éléments de l'affaire et se prononcer sur la culpabilité de l'intéressée. Ils devront répondre à deux questions cruciales concernant sa responsabilité dans le décès de la victime.

Avant cette retraite délibératoire, la prévenue a pris une dernière fois la parole. La gorge nouée par l'émotion, elle a concédé des imperfections dans son rôle familial tout en réfutant catégoriquement avoir commis l'acte criminel qui lui est reproché.

Le magistrat du parquet Alice Lecomte a soutenu la thèse de la culpabilité. Elle a fait valoir qu'aucun motif apparent n'était nécessaire pour établir la responsabilité dans un homicide volontaire. Selon ses analyses, les circonstances révèlent un enchaînement caractéristique : des tensions, une montée de tension, puis un passage à l'acte fatal.

L'avocat de la défense, Me Xavier Koener, a quant à lui insisté sur la présence d'un doute légitime. Il a exhorté les jurés à évaluer si la preuve de la culpabilité dépassait le seuil du soupçon vraisemblable.

Du côté des parties civiles, Me Sandra Berbuto a rejeté l'hypothèse d'une bévue judiciaire. Elle a rappelé qu'un non-lieu ne pouvait être prononcé au seul motif qu'un élément de preuve faisait défaut. Elle a invité les jurés à pondérer l'ensemble des indices favorables et défavorables à l'accusée, précisant que certains auteurs d'homicide agissent sans motivation identifiable, ce qui ne constitue pas en soi une erreur de justice.

Source : La Dernière Heure

Source: DHnet