Trentenaire de Charleroi jugé pour agressions sexuelles sur des résidentes handicapées
Un homme déjà condamné à cinq ans pour le viol d'une personne âgée comparaît de nouveau devant le tribunal de Charleroi, cette fois pour des attouchements sur des adultes vulnérables hébergés dans une institution spécialisée.

Trentenaire de Charleroi jugé pour agressions sexuelles sur des résidentes handicapées
Un homme de la trentaine, déjà condamné à une lourde peine pour des violences sexuelles, fait l'objet d'une nouvelle procédure devant le tribunal de Charleroi. En mai 2025, la cour lui avait infligé cinq années d'emprisonnement pour avoir violé et roué de coups une dame de plus de quatre-vingts ans. Au cours de l'été 2024, il s'était rendu à deux occasions chez cette personne âgée, avec un délai de quinze jours entre chaque visite, pour commettre des attouchements. Il avait justifié ses coups par un désir de "venger les coups qu'il avait subis lors de son premier passage".
Mais les faits qui motivent cette nouvelle comparution sont antérieurs à cette condamnation. Le 9 mai, soit un mois avant les événements ayant mené à sa première peine, le suspect s'était introduit dans un centre gilicien accueillant des adultes en situation de handicap. Son prétexte : "dérober des biens". Une fois à l'intérieur, il a pénétré dans la chambre d'une pensionnaire et l'a embrassée en utilisant sa langue.
Alors qu'il quittait cette pièce, une surveillante nocturne l'a intercepté et lui a intimé l'ordre de sortir. Il a préféré ignorer cette injonction et s'est engouffré dans une autre chambre pour y violer une seconde résidente. C'est grâce à des traces d'ADN retrouvées sur cette dernière victime que les enquêteurs ont pu remonter jusqu'à lui.
Lors de l'audience de mardi, le prévenu n'a pas nié les faits qui lui étaient reprochés. Son avocate, Me Isabelle Vander Eyden, a indiqué devant les juges que son client "ressentait de la honte" lors de ses déclarations, tout en admettant qu'il souffrait d'un "manque de sexe". L'intéressé a par ailleurs reconnu éprouver une attirance particulière pour les personnes âgées, selon La Dernière Heure.
Le substitut du parquet, Balant, a réclamé une condamnation à sept années de réclusion. Il a souligné les antécédents judiciaires répétés du prévenu pour des infractions de même nature. Pour sa défense, Me Vander Eyden a plaidé en faveur d'un sursis probatoire, arguant qu'une prise en charge thérapeutique serait plus appropriée pour traiter ses troubles sexuels.
Le tribunal devra prochainement rendre sa décision dans cette affaire, rapporte La Dernière Heure.
Source: DHnet