Jusqu'à neuf ans de prison requis pour un laboratoire de cocaïne à Faimes, près de 97 kg saisis

Le tribunal correctionnel de Liège a examiné le dossier de douze prévenus accusés d'avoir participé à un laboratoire clandestin de fabrication de cocaïne à Faimes. Le parquet a requis des peines allant de quatre à neuf ans de prison ferme.

Jusqu'à neuf ans de prison requis pour un laboratoire de cocaïne à Faimes, près de 97 kg saisis

Jusqu'à neuf ans de prison requis pour un laboratoire de cocaïne à Faimes, près de 97 kg saisis

Douze personnes ont été jugées à Liège pour leur participation à un atelier illégal de production de cocaïne découvert dans une demeure isolée de Faimes. Les faits remontent au 31 juillet dernier, lorsque les enquêteurs de la PJF liégeoise ont investi la propriété située rue du Moulin.

Sur place, les policiers ont mis la main sur près d'une centaine de kilogrammes de drogue. L'installation occupait d'anciens boxes équestres transformés en atelier de conditionnement. Le processus consistait à extraire la cocaïne, la recristalliser, puis la compacter en paquets d'un kilo à l'aide d'une presse hydraulique. Ensuite, la substance était séchée et emballée sous vide en vue de sa distribution. Le matériel saisi comprenait également d'importantes quantités de produits chimiques, deux pistolets aux numéros limés et une grenade offensive fonctionnelle.

Une dizaine d'individus ont été interpellés, dont plusieurs ressortissants colombiens embauchés pour manipuler les produits. Devant les juges, l'accusation a demandé des sanctions sévères : neuf ans de réclusion pour les trois cerveaux présumés, dont deux originaires de Liège et un habitant de Deurne. Le propriétaire de la bâtisse, prénommé Kevin, écope d'une requête de six ans. Les opérateurs colombiens encourent cinq ans, et les deux hommes chargés de la surveillance du site risquent quatre ans d'incarcération.

La représentante du ministère public a également demandé la saisie définitive de la maison, de plus de 100 000 euros en liquide et d'une contrefaçon de montre Rolex.

L'un des prévenus sud-américains a raconté son parcours devant la cour. Il aurait accepté cette mission moyennant une somme comprise entre 8 000 et 10 000 euros pour treize jours de présence sur le site. Dès son arrivée à l'aéroport, ses papiers lui auraient été confisqués. Il a décrit des conditions de vie précaires : couchage sur des matelas pneumatiques posés à terre, une douche et des toilettes pour tout l'équipe, et des journées de travail de 22 heures. Il a invoqué la perte de trois frères tués par la violence en Colombie et la maladie de ses parents pour expliquer son geste.

Les conseils de la défense ont tous plaidé l'acquittement pour association de malfaiteurs et contesté l'ampleur des confiscations. Certains mis en cause ont prétendu ne pas connaître la véritable nature de leur activité.

Source : DH Les Sports+

Source: DHnet