Liégeoise condamnée pour trafic de drogue vers la prison d'Arlon via son corps et les couches de sa fille
Une femme originaire de Fléron a été condamnée à 120 heures de travail et 8 000 € d'amende pour avoir fait entrer des stupéfiants auprès de son conjoint détenu à Arlon. L'homme, qui s'est échappé d'un établissement pénitentiaire français, a été jugé par défaut et écopé de 32 mois de prison.

Liégeoise condamnée pour trafic de drogue vers la prison d'Arlon via son corps et les couches de sa fille
Le tribunal correctionnel d'Arlon a statué ce mercredi sur une affaire d'infiltration de stupéfiants au sein de l'établissement carcéral local. Une résidente de Fléron, en province de Liège, a été reconnue responsable d'avoir à deux reprises tenté de faire parvenir de la drogue à son compagnon incarcéré.
La première tentative remonte au 20 décembre 2024. La prévenue, sur le point d'accoucher, s'était rendue au pénitencier pour une visite conjugale. Les agents de sécurité, assistés de chiens spécialisés, ont découvert des substances illicites dissimulées dans son ventre. Après la naissance de leur petite fille, la mère est revenue voir le père, cette fois avec le nourrisson en bas âge. Les forces de l'ordre ont de nouveau saisi des produits stupéfiants, cachés cette fois dans le matériel de change de l'enfant.
Les deux époux étaient poursuivis pour constitution d'un groupe criminel, commerce de narcotiques et tentative d'apport de substances prohibées dans un lieu de détention. L'époux n'a pas comparu : il avait pris la fuite d'une maison d'arrêt outre-Quiévrain où il effectuait une condamnation de huit ans pour d'autres délits. Il reste introuvable à ce jour.
Les enquêteurs ont par ailleurs mis au jour des messages intimidants adressés par le fugitif à son épouse. Dans ces textos, il exigeait qu'elle mette fin à sa grossesse immédiatement, sinon il la « ferait souffrir, réduirait en cendres et ôterait la vie ». Ces intimidations ont été retenues comme des menaces de mort à son encontre.
La magistrate Céline Peiffer, qui présidait l'audience, a prononcé des sanctions distinctes pour chacun. Pour la mère de famille, le tribunal a opté pour une peine de travail d'intérêt général de 120 heures assortie d'une pénalité financière de 8 000 euros, en tenant compte de ses obligations parentales et de son emploi. Quant au mari absent, il a écopé d'une peine privative de liberté de 32 mois et d'une amende de 9 200 euros.
Article basé sur une information de La Dernière Heure
Source: DHnet