Liège : cinq ans ferme pour une série de vols armés en une semaine
Un trentenaire en situation irrégulière écope de cinq ans d'emprisonnement effectif après avoir commis cinq braquages à l'arme blanche à Liège en l'espace de sept jours.

Liège : cinq ans ferme pour une série de vols armés en une semaine
Un homme de 35 ans en situation irrégulière a été condamné à cinq ans de prison sans sursis par la cour d'appel de Liège. Il a été reconnu coupable de cinq vols avec violence perpétrés dans la cité liégeoise durant une seule semaine de septembre 2025, armé d'une paire de ciseaux ou d'un couteau.
Les faits ont débuté le 21 septembre. Le prévenu a alors intimidé un passant avec des ciseaux pour lui subtiliser son téléphone portable. Il a ensuite blessé l'homme au bras, ce qui a nécessité des points de suture. Un témoin de la scène a également été menacé avec la même arme avant que l'auteur ne s'enfuie.
Le 25 septembre, il a agressé deux jeunes gens à l'aide de ciseaux pour s'approprier un portefeuille, des écouteurs et une carte de crédit. Il a utilisé cette dernière pour régler des achats s'élevant à une centaine d'euros. Le jour suivant, une jeune femme a subi le même sort : dépouillée de son portefeuille sous la menace de ciseaux.
Son arrestation a eu lieu le 28 septembre, alors qu'il était équipé d'un couteau dont la lame mesurait 19 centimètres.
Le condamné avait récemment retrouvé la liberté après avoir exécuté des peines cumulées approchant les six ans de détention. Il était en état de récidive légale lors de ces nouveaux délits. En première instance, la juridiction avait prononcé quatre ans de réclusion.
L'avocat de la défense, Me Alexandre de Fabribeckers, a plaidé que son client, faute de moyens et bloqué dans une situation administrative sans issue, ne pouvait ni exercer un emploi déclaré ni quitter le territoire. Les juges ont rétorqué que de multiples occasions de se réinsérer lui avaient été données antérieurement, sans résultat.
Dans leur décision, les magistrats ont mis en avant la brutalité des agissements, le recours systématique à des armes et l'impact psychologique sur les personnes visées. Ils ont aussi relevé la concentration des faits sur une période de sept jours seulement, chaque aggression impliquant l'exhibition d'une arme, signe d'une dérive criminelle croissante.
Source : DHNET
Source: DHnet