Jumet : cinq coups de couteau pour une dette de vingt euros et des avances déplacées

Un différend voisinage a dégénéré en tentative de meurtre à Jumet, où un jeune homme a poignardé son voisin à cinq reprises suite à un conflit lié à une dette de vingt euros et des avances non désirées.

Jumet : cinq coups de couteau pour une dette de vingt euros et des avances déplacées

Jumet : cinq coups de couteau pour une dette de vingt euros et des avances déplacées

La soirée du 11 octobre dernier a failli tourner au drame mortel dans la rue de la Station à Jumet, dans l'agglomération de Charleroi. Vers 22h45, les secours du CHU Marie Curie à Lodelinsart accueillaient Pascal, un habitant du quartier grièvement atteint par cinq blessures au blanc. Son pronostic vital était alors engagé. Son agresseur n'était autre que Théo, un voisin bien plus jeune que lui. Les faits ont été rapportés par DHNET.

Selon les premiers éléments recueillis par les forces de l'ordre, la rixe trouverait son origine dans un contentieux financier minime et des comportements déplacés. La conjointe de Théo devait en effet la modique somme de vingt euros à la victime. Cette dernière aurait également multiplié les propositions inconvenantes à l'encontre de la jeune femme.

La version présentée par la compagne de l'inculpé diffère sensiblement de celle des autres témoins. Elle affirme que Pascal aurait poursuivi son ami avec une barre de fer et l'aurait frappée au visage, la faisant saigner abondamment. Le substitut du parquet, Monsieur Signor, a toutefois émis de sérieuses réserves sur ce témoignage. Les constatations médico-légales ne révèlent qu'un simple hématome périoculaire, bien en deçà des descriptions fournies.

L'épouse de Pascal, entendue à son tour, n'a pu que constater l'état de son conjoint lors de son retour au domicile familial, couvert de sang. Un ami de la victime, présent lors des faits, a livré une autre version des événements. Il décrit un adolescent promenant un chien au comportement hostile, qui aurait invectivé Pascal avant de dégainer une arme blanche. C'est alors que la victime se serait emparée d'une barre de fer, provoquant la charge fatale de l'agresseur.

Interpellé quarante-huit heures après les faits, Théo a été placé sous surveillance électronique. Lors de ses auditions, il a maintenu le récit concordant avec celui de sa partenaire. Il rejette toute volonté d'ôter la vie à son voisin, tout en reconnaissant avoir agi sous l'emprise de la colère pour protéger sa compagne. Il évoque également la panique qui l'a saisi en constatant la gravité de ses actes, justifiant ainsi sa disparition de deux jours.

Le représentant de l'accusation campe sur une interprétation bien plus sévère. Selon lui, les coups portaient sur des zones vitales comme la colonne vertébrale et le thorax gauche, démontrant une intention homicide manifeste. Il a réclamé une peine de six années d'emprisonnement effectif.

À l'inverse, Maître Salvatore Callari, défenseur de Théo, a plaidé pour une requalification en coups et blessures assortie d'un sursis probatoire. L'avocat a contesté la crédibilité du témoignage de l'ami de la victime, arguant que l'œil tuméfié de la compagne corroborait bien une agression physique, et que la multiplicité des blessures ne présageait pas nécessairement de leur profondeur.

Source: DHnet