Trois ans de prison requis pour avoir permis une culture de cannabis dans un immeuble loué

Un habitant de Charleroi, Mathieu, a été condamné par défaut à trois ans de prison pour avoir laissé installer une plantation de 420 plants de cannabis dans un bâtiment qu'il louait. Il est également poursuivi pour vol d'électricité et usage de faux. Le parquet a requis la confirmation de la peine l

Trois ans de prison requis pour avoir permis une culture de cannabis dans un immeuble loué

Trois ans de prison requis pour avoir permis une culture de cannabis dans un immeuble loué

Un trentenaire de Charleroi, prénommé Mathieu, a été jugé pour avoir facilité l'installation d'une importante plantation de cannabis dans un immeuble dont il était le locataire. Le 30 mars, il avait déjà été condamné par défaut à une peine de trois ans d'emprisonnement. Il a contesté ce verdict, ce qui lui vaut un nouveau procès.

Les faits ont été révélés le 10 janvier 2025, lorsque le service antifraude d'ORES a signalé une consommation électrique anormale dans le bâtiment concerné. Les policiers envoyés sur place ont découvert une culture de cannabis répartie dans six pièces, totalisant 420 plants, selon La DH (dhnet.be).

Le propriétaire du bien a expliqué aux enquêteurs qu'il louait l'immeuble à Mathieu depuis mai 2024 pour un montant mensuel de 1 000 euros. Il a toutefois précisé que le paiement était effectué en espèces par une autre personne, dont l'accent suggérait une origine des pays de l'Est.

Lors de sa première audition, Mathieu a présenté un bail attestant d'une sous-location. Il a d'abord affirmé ne pas savoir qu'une activité illicite allait se dérouler dans les lieux. Lors d'un second interrogatoire, il a reconnu que le document fourni était un faux et qu'il était le seul occupant légal de l'immeuble.

Devant la magistrate, l'accusé a admis avoir touché de l'argent pour une activité qu'il savait illégale, tout en niant avoir directement participé à la culture. Il a invoqué des difficultés financières liées aux obsèques de sa mère, évaluées à 9 000 euros.

Le ministère public, représenté par la substitut Malorgio, a demandé le maintien de la condamnation initiale. Le prévenu étant en état de récidive pour des infractions liées aux stupéfiants, la magistrate n'a pas exclu une mesure de faveur. La décision sera rendue à la fin du mois de juin.

Source: DHnet