Trafic de drogue et Kalachnikov à Marchienne-au-Pont : le procureur réclame jusqu'à 8 ans
Quatre prévenus comparaissent en appel à Bruxelles pour trafic de stupéfiants et d'armes. Le réseau stockait des centaines de kilos de cannabis à Charleroi.

Kalachnikov dans une cave, des centaines de kilos de drogues : quatre prévenus en appel
Selon DHnet, le procureur général de Bruxelles a requis des peines allant de 2 à 8 ans de détention ferme à l'encontre de quatre prévenus lors de l'audience du vendredi 29 mai 2026. Les faits portent sur un trafic de stupéfiants et d'armes dont la plaque tournante était installée dans un hangar à Marchienne-au-Pont.
L'enquête a débuté au printemps 2023, après qu'un message anonyme a été transmis à la police judiciaire de Charleroi. Un individu était signalé en train de s'exercer au tir avec une Kalachnikov dans sa cave. Interpellé avec trois comparses, il ouvre une procédure qui va rapidement prendre de l'ampleur.
Au domicile de l'un des suspects, les enquêteurs ont saisi un pain de cannabis d'un kilo, 300 grammes de cocaïne pure et de la kétamine. Des aveux partiels, conjugués à des investigations téléphoniques approfondies, ont permis d'identifier d'autres membres du réseau actifs à Bruxelles.
Le stock principal — des centaines de kilos de cannabis et plusieurs kilos de cocaïne, conditionnés en pacsons prêts à la vente — était concentré à Charleroi, alimenté par trois membres carolorégiens du gang. L'essentiel du trafic se déroulait quant à lui dans la capitale. Au total, neuf personnes ont été placées derrière les barreaux ; une dizaine de revendeurs de rue n'ont pas été poursuivis.
Devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, les neuf prévenus avaient écopé de peines comprises entre 2 et 7 ans de prison ferme. En cour d'appel, ils ne sont plus que quatre à comparaître. Certains ne contestent plus les faits mais sollicitent une réduction de peine, tandis qu'au moins l'un d'entre eux réfute toujours l'ensemble des accusations. Le procureur général, invoquant l'extrême gravité des infractions, maintient ses réquisitions et demande jusqu'à 8 ans de détention ferme.
Source: DHnet