Trois ans de prison avec sursis pour un Alleurois auteur de violences conjugales et de viols
Un homme de 44 ans domicilié à Alleur a été condamné pour violences, harcèlement et viols sur deux de ses compagnes entre 2020 et 2023.

Peine de trois ans avec sursis pour un quarantenaire d'Alleur reconnu coupable de viols et de violences
La justice a infligé à Fabian, âgé de 44 ans et résidant à Alleur, une condamnation de trois ans de réclusion assortie d'un essai probatoire de cinq ans. Les faits reprochés couvrent la période 2020-2023 et concernent deux de ses compagnes successives, selon DHNET.
L'individu présentait une apparence séduisante : formation universitaire, activité sportive, situation professionnelle stable et attitude charmante. Cette image contrastait fortement avec son comportement dans la sphère privée.
Deux femmes ont témoigné des sévices subis. Le prévenu les humiliait verbalement, les battait, les asphyxiait par compression du cou et les forçait à des actes intimes contre leur gré. Des examens médicaux ont corroboré leurs dires en révélant des ecchymoses multiples, particulièrement au cou.
Une première victime, contactée via une plateforme de rencontre, a porté plainte le 4 décembre 2020. Rapidement, le lien s'est transformé en cauchemar. Durant l'été et l'automne de cette année, l'homme a imposé des rapports sexuels malgré un refus clair. Pour la reconquérir ensuite, il a feint une dépression en prétendant s'affamer et s'empêcher de dormir.
Il a aussi cherché à l'intimider en évoquant un contact dans les forces de l'ordre qui lui aurait garanti l'impunité.
D'autres épisodes de brutalité ont eu lieu en 2021, puis à la fin de l'année 2022. L'agresseur s'est présenté sur son lieu de travail, chez elle et dans un espace commercial pour l'importuner. La détresse psychologique a été si intense qu'elle a nécessité une hospitalisation en unité psychiatrique. L'accusé est allé jusqu'à se rendre sur place pour l'approcher.
Pendant l'audience, ses déclarations se sont révélées particulièrement révélatrices. Concernant une agression sexuelle, il a concédé : « Ce jour-là, j'ai particulièrement perçu son manque de désir. » Il a décrit sa tactique : « Je me presse contre elle, elle finit par céder. Je l'immobilise contre le mur, je lui tiens les poignets ou je la bloque avec mon poids. » Il a nié toute agressivité.
Pour justifier ses démarches répétées, il a invoqué le besoin d'« éclaircissements ». Il a également adressé à l'une des plaignantes un message lui imputant la responsabilité de ses propres agissements.
Le ministère public avait sollicité cinq ans d'incarcération, dont une portion ferme. La cour a finalement retenu la quasi-totalité des charges, tout en prononçant une sanction plus indulgente.
Source: DHnet