Un habitant de Carnières, condamné pour des agressions sexuelles sur des membres de sa famille, recouvre la liberté par décision de justice
Un résident de Carnières, reconnu coupable de faits de mœurs commis au sein familial et condamné par défaut à une lourde peine, a été autorisé à quitter la prison de Mons suite à la présentation d'un document médical.

Un habitant de Carnières, condamné pour des agressions sexuelles sur des membres de sa famille, recouvre la liberté par décision de justice
Un prévenu originaire de Carnières, qui avait été jugé par défaut le 10 juin et écopé de six ans de réclusion ferme pour des violences sexuelles au sein de sa propre famille, a été entendu lundi par les assises correctionnelles. Incarcéré peu après son interpellation, l'homme — qui s'est fait appeler « Louis » — a sollicité une diminution de sa condamnation à trois ans ainsi que sa sortie de détention. Il a confié son inconfort en milieu carcéral : c'était sa première expérience derrière les barreaux et il ne s'y sentait pas à l'aise.
La juridiction, siégeant sous la présidence de trois magistrats, a relevé que l'accusé avait produit un papier médical à la fin des plaidoiries de l'audience précédente. L'opposition formulée contre le jugement par contumace a été déclarée recevable, permettant au prévenu de sortir de prison et de retrouver sa nouvelle conjointe. Le litige a été reporté à la rentrée de septembre, moment où il devra se présenter accompagné d'un défenseur.
Lors de la session précédente, l'avocate représentant les victimes, Maître Detourbe, avait insisté sur l'ampleur des faits. Elle avait affirmé que l'intéressé avait brisé une famille et deux enfants, dont sa propre fille, tout en cherchant à imputer sa conduite à sa dépendance à l'alcool.
L'affaire remonte à une première dénonciation en janvier 2020, lorsque la fille de l'accusé a révélé à sa mère des attouchements et abus. Une deuxième plainte a été déposée trois ans plus tard. Maître Detourbe a décrit une jeune fille brisée, sans suivi médical, ainsi qu'une sœur ayant bénéficié d'une prise en charge psychiatrique dont le contenu a effrayé les avocats de la défense.
L'ancienne compagne du mis en cause a également été auditionnée. Elle a déclaré avoir vu cinq enfants brisés par la situation, expliquant avoir elle-même perdu son travail alors que les enfants restaient livrés à eux-mêmes, leur père étant ivre. Son nouvel employeur lui a accordé des horaires adaptés pour qu'elle puisse veiller sur eux.
L'accusé a indiqué qu'il reviendrait à l'automne avec un conseiller juridique. Il en aura fort besoin : l'alcoolisme ne saurait excuser de tels agissements.
Lors du procès initial, le ministère public avait plaidé pour une peine de huit ans.
Source : La DH
Source: DHnet