Liégeois condamné pour commerce illégal d'animaux sauvages
Un retraité de 66 ans de la région de Liège a été jugé par la cour d'appel pour avoir gardé et écoulé pendant des années des centaines de bêtes exotiques, certaines protégées, dans des conditions déplorables.

Liégeois condamné pour commerce illégal d'animaux sauvages
La cour d'appel de Liège a rendu un verdict sévère contre un sexagénaire de la région : un an de réclusion ferme, une pénalité de 56 000 euros et des confiscations d'une valeur de 100 000 euros. L'intéressé était poursuivi pour avoir gardé et écoulé pendant de longues années des centaines de bêtes exotiques, dont certaines appartenant à des espèces menacées d'extinction.
Le drame a pris une tournure particulièrement grave le 17 mai 2023, lorsqu'un sinistre a détruit le hangar du prévenu situé à Angleur. L'installation électrique défectueuse a provoqué un incendie qui a coûté la vie à plus d'une centaine de créatures. Cet accident a déclenché une enquête approfondie, avec perquisitions, placement sous scellés et saisies d'animaux encore vivants.
Le domicile de l'accusé abritait une collection impressionnante : volatiles, gallinacées, coatis, petits singes, canidés, poissons, félins d'Asie, columbidés, reptiles à carapace, civettes et hybrides de Bengal. Les fonctionnaires de la Région wallonne avaient déjà relevé à plusieurs reprises des conditions de captivité inadmissibles : manque d'hygiène, obscurité, enclos trop réduits, matériel dangereux et risques d'électrocution. Des perroquets étaient entassés dans des boîtes en plastique de taille réduite, alors que des poissons évoluaient dans un aquarium sale situé en sous-sol.
Les antécédents de l'homme remontent à 2005. Depuis cette date, les autorités lui avaient déjà infligé des constats pour vente sans autorisation, anomalies sur les papiers, possession illégale d'espèces exotiques et atteinte au bien-être animal. Des clients mécontents avaient également saisi la justice pour dénoncer les conditions de détention.
Entre mars et septembre 2024, un mandat d'arrêt a été émis contre lui pour violation de scellés, travail dissimulé, blanchiment et détention non autorisée. Les magistrats ont reconnu l'ensemble des faits reprochés. Outre la peine privative de liberté et les sanctions pécuniaires, le tribunal lui a interdit à perpétuité de posséder plus de dix animaux.
Source : DHNET
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