Père de 65 ans risque 12 mois de prison pour harcèlement de sa fille
Un Liégeois de 65 ans comparaît devant le tribunal correctionnel de Liège pour avoir harcelé gravement sa fille pendant plus de deux ans. Il lui a envoyé une souris morte et cloué une poupée avec un sextoy sur sa maison.

Père de 65 ans risque 12 mois de prison pour harcèlement de sa fille
Un retraité de 65 ans, domicilié à Liège, fait face à une requête d'un an de détention au tribunal correctionnel de cette ville. Il est accusé d'avoir persécuté l'une de ses descendantes pendant plus de vingt-quatre mois, entre juin 2023 et août 2025.
Les agissements de l'accusé envers la plaignante étaient particulièrement alarmants. Il la harcelait sans relâche par téléphone, bien qu'elle ait clairement exprimé son souhait de rompre tout lien. Il l'aurait également menacée et inondée de messages hostiles, la rendant responsable de tous ses problèmes.
Les intimidations ont pris une tournure encore plus macabre. La victime a reçu par la poste un rongeur sans vie glissé dans une enveloppe. Sur les murs de sa demeure, l'homme aurait fixé une poupée d'enfance à laquelle était attaché un objet sexuel. Il s'est aussi présenté à de multiples reprises aux abords de son logement, conscient qu'il n'y était pas désiré.
Lors de sa première confrontation avec les forces de l'ordre, le quinquagénaire avait partiellement reconnu les faits. À l'audience, il a opéré un revirement complet. Il a désigné son ancienne employée de maison comme seule responsable des communications offensantes et intimidantes. « Elle utilisait mon ordinateur et mon téléphone portable », a-t-il soutenu. « Elle était comme une fille pour moi. Je ne maîtrise pas la technologie. Elle m'entretenait de choses pour m'aliéner de ma fille. Peut-être qu'elle a envoyé ces messages. Peut-être elle, peut-être moi. Elle m'a aussi dérobé des biens. »
La plaignante a adressé une correspondance au magistrat dans laquelle elle mentionne que les tensions se sont atténuées récemment. Elle pense que la domestique a pu contribuer à l'effritement de leurs rapports, tout en reconnaissant que son géniteur éprouvait déjà des difficultés à contrôler ses paroles agressives.
L'accusé a tenté d'expliquer ses fréquents déplacements à proximité du foyer de sa fille. « Ma résidence est située à cinq kilomètres de la sienne. Je me rends dans un supermarché discount situé à six cents mètres de chez elle », a-t-il argué. Il a également affirmé avoir excusé sa fille d'avoir déposé une plainte concernant les messages.
Le prévenu avait déjà été sanctionné par le passé pour des comportements identiques. Les juges devront désormais déterminer s'il est coupable des actes qui lui sont imputés.
Source : La DH
Source: DHnet