Namur : cinq ans avec sursis pour détention de pédopornographie, arme et munitions
Un homme a été condamné à cinq ans de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Namur pour détention d'images d'agressions sexuelles sur mineurs et possession illégale d'arme à feu.

Namur : cinq ans avec sursis pour détention de pédopornographie, arme et munitions
Un prévenu a été condamné lundi par la justice namuroise à une peine de cinq années d'emprisonnement, entièrement assortie d'un sursis. Cette sanction fait suite à une affaire mêlant images pédopornographiques, armement illicite et soupçons d'enlèvement. Les faits ont été relatés par DHNET.
Sur la période allant du 24 juin 2022 au 10 mars 2025, l'individu aurait stocké chez lui de nombreux fichiers visuels représentant des attouchements et autres actes sexuels imposés à des personnes mineures. Les forces de l'ordre ont également découvert lors des perquisitions une arme réglementée qu'il n'était pas autorisé à posséder, accompagnée de cinq cents projectiles de calibre 9 mm.
L'affaire comportait une dimension encore plus grave : les enquêteurs suspectaient le mis en cause d'avoir préparé l'enlèvement de son propre fils au printemps 2025. Des échanges numériques avaient été retrouvés, où il évoquait l'idée de subtiliser l'enfant pour fuir vers un pays étranger.
Lors des débats, le ministère public avait réclamé onze ans de privation de liberté au total. La défense, représentée par une avocate, a réfuté l'existence d'un projet concret de rapts, soulignant l'absence de preuve tangible démontrant une résolution réelle d'agir.
Le collège des juges a donné raison à la défense sur ce point précis, considérant que la tentative de séquestration n'était pas suffisamment caractérisée pour aboutir à une condamnation. L'accusé a donc été relaxé à cet égard. Néanmoins, les autres chefs d'inculpation ont été retenus à son encontre.
La peine prononcée correspond à la portion excédant le temps déjà passé en détention provisoire. Par ailleurs, le tribunal a imposé un suivi médico-psychologique obligatoire et interdit tout rapprochement avec son enfant en dehors des modalités définies par les autorités compétentes.
Source: DHnet