Pont-à-Celles: deux ans ferme pour menaces racistes et armes prohibées
Un prévenu a été jugé par défaut et condamné à une peine de détention pour avoir envoyé des messages intimidants à caractère raciste à son voisin et détenu des armes.

Pont-à-Celles: deux ans ferme pour menaces racistes et armes prohibées
Un tribunal a infligé une peine de deux ans de détention effective assortie d'une amende de 800 euros à un individu résidant actuellement à Pont-à-Celles. Celui-ci n'était pas présent lors de la convocation devant la justice. Source: DHNET
Les faits ont débuté en décembre 2024, lorsque la zone de police Nivelles-Genappe a reçu un courriel inquiétant. L'auteur exigeait une intervention dans un différend de voisinage à la cité des Aclots. Le ton utilisé était alarmant : l'expéditeur affirmait avoir déjà commis des violences et menaçait d'aller plus loin, voire d'ôter la vie à son voisin, si les autorités ne réagissaient pas.
D'autres envois ont suivi, toujours à l'encontre du même voisin. Le prévenu se plaignait du bruit de pas provenant du logement situé au-dessus du sien. Les messages renfermaient des propos haineux à l'égard des origines africaines du destinataire. L'un d'eux contenait une formulation particulièrement inquiétante évoquant un "pyromane" endormi. Cette allusion n'était pas fortuite, l'intéressé ayant déjà été puni par le passé pour avoir volontairement mis le feu à une habitation.
Interrogé par les enquêteurs, l'homme a reconnu être l'auteur de ces correspondances. Il a expliqué son geste par une sensibilité excessive aux bruits et par des difficultés personnelles, notamment au sein de sa famille. Suggéré de consulter un spécialiste de santé mentale, il avait refusé, affirmant ne pas avoir confiance en ces praticiens.
Le dossier judiciaire comportait d'autres chefs d'accusation. Le mis en cause était également poursuivi pour possession illégale d'un poignard et d'un pistolet à impulsion électrique. Il devait aussi répondre d'actes de vandalisme visant l'automobile du voisin, notamment la destruction de ses pneus. Tous ces faits ont été commis alors qu'il avait déjà été préalablement condamné.
Lors des débats, le ministère public a souligné les antécédents judiciaires de l'accusé, l'aspect manifestement discriminatoire des menaces proférées et son refus systématique d'assumer ses actes. La représentante de l'accusation a qualifié le prévenu de risque patent pour la collectivité.
Source: DHnet