Meurtre de Charlotte à Anderlecht : Nikos Minas libéré après 15 ans de prison

Condamné à 20 ans en 2014 pour le meurtre de Charlotte, Nikos Minas est désormais libre après 15 ans. La famille de la victime exprime sa détresse.

Meurtre de Charlotte à Anderlecht : Nikos Minas libéré après 15 ans de prison

Nikos Minas en liberté, quinze ans après la mort de Charlotte à Anderlecht

Selon DHnet, le Tribunal d'Application des Peines (TAP) a décidé de retirer le bracelet électronique de Nikos Minas, condamné en 2014 à vingt ans de réclusion pour le meurtre de Charlotte, une jeune femme de 18 ans originaire d'Houdeng, dans le Hainaut.

Dans la nuit du 30 au 31 juillet 2011, Charlotte avait rencontré Nikos Minas au bar Zanzibar, lors d'une soirée à Woluwe-Saint-Lambert. Vers cinq heures du matin, ils avaient quitté l'établissement ensemble en taxi en direction du domicile anderlechtois de l'homme, alors âgé de 33 ans. Sur place, il avait tenté de l'embrasser de force. Charlotte s'était mise à crier. Nikos Minas, sous les effets de l'alcool et pris de panique, l'avait étranglée — « pour la faire taire » et non dans l'intention de la tuer, avait-il affirmé devant la cour d'assises. Il avait ensuite placé le corps dans une valise et l'avait abandonnée dans un zoning près d'Écaussinnes.

Le frère de Charlotte a exprimé sa douleur le mois dernier sur les réseaux sociaux : « Il y a 15 ans, notre vie a été brisée dans des conditions atroces. Nous avons perdu Charlotte. Depuis, nous essayons tant bien que mal de nous reconstruire, de continuer à vivre avec cette absence et cette douleur qui ne disparaît jamais. Et pourtant… le meurtrier qui lui a enlevé la vie, condamné à 20 ans de prison, est aujourd'hui libre après seulement 15 ans. »

Marie-Line, la mère de Charlotte, a rencontré le condamné à quatre reprises, rapporte Sudinfo. « J'essaie de comprendre, mais je ne pourrai jamais pardonner », a-t-elle déclaré. Elle reconnaît par ailleurs que la libération aurait pu intervenir encore plus tôt, tout en précisant qu'elle ne peut « s'opposer à la loi ».

Dans le cadre de son projet de réinsertion, Nikos Minas avait dans un premier temps obtenu un poste d'apprenti dans le même village que la mère de la victime. Confronté à la réaction de Marie-Line, il a finalement renoncé à ce poste.

Sa liberté reste soumise à des conditions strictes : il lui est interdit d'approcher le domicile des victimes ou d'entrer en contact avec elles, et il doit poursuivre leur indemnisation. Ses déplacements sont également encadrés — Nikos Minas ne peut se rendre qu'à Ostende, selon ce qui a été négocié entre les parties.

Source: DHnet