Elle raye la BMW de la maîtresse de son ex avec un tournevis à Anderlecht

Une trentenaire comparaissait devant le tribunal correctionnel de Bruxelles pour avoir endommagé le véhicule de la nouvelle compagne de son ancien mari, dans un contexte de harcèlement réciproque.

Elle raye la BMW de la maîtresse de son ex avec un tournevis à Anderlecht

Elle raye la BMW de la maîtresse de son ex avec un tournevis à Anderlecht

Une femme d'une trentaine d'années a été jugée devant le tribunal correctionnel de Bruxelles pour des faits survenus le 11 avril à Anderlecht. Filmée par des passants, elle avait utilisé un outil pour abîmer la carrosserie d'une automobile en pleine circulation, tout en proférant des insultes à l'encontre de la conductrice.

Les forces de l'ordre intervenues sur les lieux avaient alors placé l'auteure des faits en état d'arrestation. Elle est poursuivie pour détérioration d'un véhicule ainsi que pour port d'arme par destination, le tournevis ayant servi à commettre les dégradations.

La prévenue, mère célibataire de quatre enfants dont un garçon autiste, assure avoir été harcelée pendant des mois par la plaignante. Cette dernière entretiendrait une relation avec son ancien conjoint. Selon les explications données à l'audience, la plaignante se serait présentée à plusieurs reprises devant son domicile, aurait diffusé sur les réseaux sociaux des contenus la dénigrant, et son adresse privée ainsi que des données médicales auraient été rendues publiques en ligne.

La défense a souligné que le domicile de l'accusée avait également été visé par une tentative d'incendie alors que ses enfants dormaient à l'intérieur. L'avocat a plaidé la provocation, arguant que sa cliente avait été poussée à bout avant de commettre cet acte qu'il qualifie d'"anodin" sur le plan matériel, mais révélateur d'une détresse profonde.

Du côté du ministère public, le représentant a reconnu l'existence de plusieurs dépositions de la prévenue contre la plaignante. Il a néanmoins estimé que l'accusée minimisait sa propre responsabilité en se présentant comme victime. Il a requis une peine privative de liberté, assortie éventuellement d'un sursis, pour marquer l'inadéquation de son comportement.

Un procédure distincte devrait examiner les accusations de harcèlement dont se dit victime la prévenue. La décision du tribunal correctionnel sera rendue le 22 juillet prochain.

Source : La Libre

Source: La Libre