Cinq ans de réclusion dont trois fermes pour un sexagénaire carolo violeur en série
Un homme de plus de 60 ans a été jugé à Charleroi pour avoir agressé sexuellement deux femmes dans un hôtel de Gosselies. Il utilisait une méthode récurrente : aborder des jeunes filles vulnérables, les héberger, puis les abuser après les avoir enivrées.

Cinq ans de réclusion dont trois fermes pour un sexagénaire carolo violeur en série
La justice de Charleroi a infligé une peine de cinq ans d'incarcération à un sexagénaire reconnu coupable de violences sexuelles sur deux victimes. Trois années devront être effectuées en détention effective, le solde étant assorti d'une mise à l'épreuve probatoire de cinq ans. L'information a été divulguée par le quotidien La DH.
Les faits remontent au 8 avril 2024, jour où une équipe de police est dépêchée au Class'Eco, un hôtel situé dans la localité de Gosselies. Les fonctionnaires y trouvent un homme d'âge mûr, suant à grosses gouttes et cherchant à déguerpir rapidement du parking. Une adolescente, âgée de plus de seize ans, se trouve également sur les lieux. Elle pleure, semble perdue et est visiblement alcoolisée.
Le lendemain de l'intervention, cette première victime est entendue par les enquêteurs. Elle raconte avoir fait la connaissance de l'accusé la veille, non loin de la gare de Charleroi-Central. Celui-ci s'était présenté comme une personne désireuse de l'aider. Il l'a invitée au restaurant, puis l'a conduite à l'hôtel. Une fois sur place, il a commencé à porter des attouchements sur elle. Malgré ses tentatives pour le repousser, il a persisté. La jeune fille affirme avoir été contrainte à des rapports sexuels complets ainsi qu'à des actes buccaux, après que l'homme l'eut fait consommer de l'alcool pour affaiblir sa résistance.
L'expertise du téléphone portable de l'accusé révèle des clichés et des séquences vidéo d'une autre femme, nue et évanouie, subissant des attouchements à caractère sexuel. Cette seconde victime, identifiée et auditionnée le 9 avril 2024, explique aux policiers que l'homme convoitait une liaison sentimentale qu'elle refusait. D'après ses déclarations, plusieurs rapports ont eu lieu sans son consentement, alors qu'elle était sous l'emprise de la boisson. D'autres rapports auraient été extorqués par des menaces voilées : l'accusé lui promettait l'acquisition d'une automobile ou d'un logement. Elle n'a réalisé qu'elle avait été exploitée qu'en se retrouvant ivre, alors que son agresseur lui avait juré le contraire.
Neuf jours après cette audition, cette deuxième victime est découverte sans vie. À côté d'elle reposent une plaquette de comprimés et le compte-rendu de sa déposition aux forces de l'ordre.
Durant le procès, l'accusé maintient sa posture de sauveur. Il prétend n'avoir voulu que secourir les deux jeunes femmes en prenant en charge leurs frais de repas et d'hébergement. Concernant les enregistrements filmés, il affirme les avoir réalisés dans le but de provoquer une prise de conscience chez la victime, pour lui montrer ses excès lorsqu'elle est ivre. Il reconnaît toutefois qu'elle était inconsciente au moment des prises de vue.
L'accusation rejette catégoriquement cette version. Pour le ministère public, il ne s'agit nullement d'une aide désintéressée, mais d'un schéma criminel répétitif : repérer des femmes en situation de fragilité, les héberger dans le même établissement, les enivrer, puis les agresser sexuellement. Le magistrat réquisitionnaire avait demandé cinq ans de prison. Le tribunal a fait droit à cette réquisition dans son intégralité.
Source: DHnet