Qatargate : Margaritis Schinas également visé par l'enquête après Avramopoulos

De nouveaux éléments du mandat d'arrêt européen impliquent Margaritis Schinas dans l'affaire de corruption Qatargate, après Dimitris Avramopoulos.

Qatargate : Margaritis Schinas également visé par l'enquête après Avramopoulos

Qatargate : Margaritis Schinas également visé par l'enquête après Avramopoulos

De nouveaux éléments émergent du mandat d'arrêt européen visant Dimitris Avramopoulos, impliquant également Margaritis Schinas dans l'affaire de corruption très médiatisée Qatargate, comme le rapporte le journal grec TA NEA.

L'ancien commissaire européen, interrogé par Mega et Sarantis Michalopoulos, a évité de se prononcer sur le fond de l'affaire, renvoyant aux décisions de la Commission européenne elle-même. « Il n'est pas nécessaire que je dise quoi que ce soit, le porte-parole de la Commission s'est clairement positionné il y a déjà un certain temps et a tout expliqué en détail », a déclaré M. Schinas.

Le Palais Maximou soutient le député de Nouvelle Démocratie depuis les premières révélations de l'affaire. Avramopoulos lui-même affirme qu'il « ne s'excusera devant personne » et explique qu'il ne s'est pas présenté devant la police belge qui l'avait déjà convoqué pour des explications.

Selon le reportage, l'ancien commissaire déclare que sa participation, avec un salaire de 5 000 euros, au conseil d'administration de l'ONG de l'ancien eurodéputé Panzeri, considéré comme le chef de l'organisation criminelle, avait été approuvée par la présidente de la Commission européenne.

Cependant, les autorités belges, selon des informations concordantes, constatent que M. Avramopoulos agissait via l'ONG controversée pour exercer une influence en faveur de la suppression du visa pour le Qatar, et que l'ancien commissaire était en contact avec le couple Kaili-Tzortzi.

De plus, la rencontre entre Avramopoulos et l'ancienne eurodéputée à Doha en 2020 était qualifiée par le couple Kaili-Tzortzi d'« événement historique ».

Les critiques de M. Avramopoulos à l'encontre de Michalis Chrysochoidis concernant la rétention du mandat dans le tiroir du ministère de la Protection du Citoyen ont constitué le deuxième « désaveu » le plus retentissant du député conservateur.

Des sources du ministère de la Protection du Citoyen soulignent que « le mandat d'arrêt européen a été transmis dans les 24 heures au procureur compétent de la Cour d'appel d'Athènes pour des mesures supplémentaires, tandis que la police hellénique a agi comme dans chaque cas similaire pour l'application du mandat d'arrêt européen ».

Les dirigeants de l'opposition ne laissent pas passer inaperçue la tentative de M. Avramopoulos d'éviter son extradition vers les autorités belges.

La levée de l'immunité de M. Avramopoulos sera discutée en séance plénière début juillet.

Source : TA NEA

Source: Ta Nea