Élevage clandestin de chiens en Gaume : un agriculteur agresse les policiers lors de la saisie

Un fermier de Chiny élevait plus de quarante chiens sans autorisation. Lors de l'intervention en mai 2023, il a projeté des eaux usées sur les agents, bloqué leurs voitures et menacé avec une fourche. Le parquet réclame un an de prison.

Élevage clandestin de chiens en Gaume : un agriculteur agresse les policiers lors de la saisie

Élevage clandestin de chiens en Gaume : un agriculteur agresse les policiers lors de la saisie

Un exploitant agricole sexagénaire de Chiny a été jugé à Neufchâteau pour avoir maintenu un élevage canin sans autorisation et pour s'être violemment opposé aux fonctionnaires venus procéder à la saisie des animaux, selon DHnet.

L'opération d'inspection s'est déroulée en mai 2023. Les équipes mobilisées — policiers, spécialistes du bien-être animal et représentants du ministère public — ont découvert sur place une quarantaine de chiens maintenus dans un environnement insalubre. Les bêtes manquaient d'eau, étaient sous-alimentées et peu socialisées. L'un d'eux portait des lésions oculaires. Le constat du vétérinaire a révélé un défaut d'attention médicale.

Face aux agents, le propriétaire a adopté un comportement hostile. Il a aspergé le personnel d'eaux souillées, enrayé la sortie des automobiles des services, dissimulé certains quadrupèdes et exhibé un outil de jardinage de façon intimidante. Il a outragé une agente en service.

L'intéressé détenait à l'origine une licence pour un élevage limité à deux portées par an. Treize mises bas ont été recensées durant la période concernée, entraînant le retrait de son permis. Il a néanmoins persisté dans son activité. Il est également reproché d'avoir contrefait deux documents d'identification pour chiens.

Lors de l'audience, le prévenu a nié toute faute. La magistrate Léa Clarinval a souligné son refus de reconnaître ses torts et son passé judiciaire. Le ministère public a plaidé pour douze mois d'incarcération, une pénalité de 8 000 euros et la saisie de 66 800 euros de bénéfices présumés.

Me Sarah Devaux, conseil de la défense, a argumenté que ses honoraires de 150 euros par animal ne constituaient pas une activité lucrative. Elle a également avancé que l'avis de retrait de licence ne lui serait pas parvenu. Elle a sollicité la relaxe ou, à défaut, une condamnation à des travaux d'intérêt général.

La décision du tribunal est attendue pour le 4 août.

Source: DHnet