Couperet judiciaire à Dinant : un couple risque la prison ferme après une cavale avec leur nourrisson
Un homme et une femme de trente ans ont comparu devant la justice dinantaise pour avoir emmené leur bébé de trois mois en France, dans l'espoir de contourner une décision du SAJ.

Couperet judiciaire à Dinant : un couple risque la prison ferme après une cavale avec leur nourrisson
Un homme et une femme de trente ans ont été jugés le 17 juin par le tribunal correctionnel de Dinant. Ils sont accusés d'avoir dissimulé leur nouveau-né de trois mois et de l'avoir gardé illégalement hors de Belgique entre le 20 avril et le 9 mai 2023. Le Service d'aide à la jeunesse avait en effet ordonné le placement de l'enfant.
Les faits se sont déroulés aux alentours de Grenoble, où les forces de l'ordre ont finalement intercepté le couple. Cette arrestation est survenue le 9 mai, soit une semaine après la mise en demeure de ramener immédiatement le petit sur le sol belge. Lors de l'audience, la magistrate du parquet a dénoncé les versions divergentes présentées par les deux accusés : le déplacement était tantôt présenté comme un séjour programmé de longue date chez un oncle paternel, tantôt comme une visite chez un ami de la mère.
La prévenue, dont les trois autres enfants ont déjà été confiés à l'aide à la jeunesse, aurait confié à sa propre mère son refus d'accepter passivement le retrait du bébé. Sur base de ces éléments, le ministère public a réclamé une incarcération effective de vingt mois pour chacun, les précédents condamnés du duo ne permettant plus l'octroi d'un sursis.
Les deux prévenus ont contesté en bloc avoir été notifiés de la mesure de placement. L'avocat de l'homme a plaidé la relaxe. La femme a pour sa part argué qu'elle ne possédait ni passeport ni argent, juste de quoi nourrir son enfant.
Le magistrat siègeant, M. Hauquier, a toutefois jugé la procédure lacunaire. Il a exigé l'incorporation du dossier jeunesse afin d'établir si les intéressés avaient réellement été prévenus. Le procès a été reporté au 31 août pour complément d'enquête, avant une audience au fond à une date ultérieure.
Source : La DH
Source: DHnet