Tribunal de Dinant : le parquet réclame 4 ans contre un patron de café accusé de trafic de cocaïne et de proxénétisme

Un homme de 48 ans comparaît devant le tribunal correctionnel de Dinant pour avoir vendu de la cocaïne et exploité des jeunes femmes dans son établissement. Le ministère public a requis quatre ans de détention.

Tribunal de Dinant : le parquet réclame 4 ans contre un patron de café accusé de trafic de cocaïne et de proxénétisme

Tribunal de Dinant : le parquet réclame 4 ans contre un patron de café accusé de trafic de cocaïne et de proxénétisme

Un quadragénaire a comparu devant le tribunal correctionnel de Dinant pour des faits de stupéfiants et d'exploitation sexuelle présumés entre 2022 et 2024. Le ministère public a requis une peine de quatre années d'emprisonnement.

L'accusé, âgé de 48 ans, exploitait un café dans la région de Beauraing. Il reconnaît avoir consommé de la cocaïne durant cette période, de même que sa compagne avec laquelle il entretenait une relation ouverte. Le couple organisait des rencontres intimes avec d'autres personnes et mettait en commun des fonds pour se procurer la drogue.

Les magistrats lui reprochent cependant d'avoir dépassé le simple usage personnel. Selon l'accusation, il aurait écoulé de la cocaïne au sein de son établissement et l'aurait fournie à des jeunes femmes en échange de faveurs sexuelles, ce qui constitue du proxénétisme.

Devant les juges, l'intéressé a contesté ces accusations. Il a affirmé que toutes les relations étaient consenties et a minimisé les activités, expliquant que sous l'effet de la drogue, les rapports sexuels étaient difficiles. Le parquet a souligné que cette version concorde avec les témoignages recueillis auprès de trois jeunes femmes auditionnées par les enquêteurs, ce qui renforcerait leur crédibilité.

Plusieurs consommateurs ont également déclaré avoir acheté de la drogue sur place. L'accusé dénonce un complot visant à faire fermer son café, arguant que son commerce "dérangeait".

Son conseil, Maître Corman, a mis en cause la solidité du dossier. Il a rappelé que les perquisitions menées chez le prévenu, dans son restaurant et dans son café, n'avaient pas permis de saisir de stupéfiants, d'argent liquide suspect, ni de matériel lié au trafic. L'analyse de son ordinateur et de ses deux téléphones n'aurait rien révélé non plus. L'avocat a dénoncé une instruction à charge, soulignant que les jeunes femmes n'avaient jamais porté plainte et que leurs déclarations, recueillies en tant que suspectes dans la partie liée aux drogues, présentaient une crédibilité incertaine.

La défense a plaidé la culpabilité uniquement pour consommation personnelle et a sollicité un sursis probatoire, invoquant l'absence d'antécédents judiciaires et la faillite déjà subie sur le plan professionnel. Le jugement a été mis en délibéré au 31 août.

Source : DHnet

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