Ciney : un homme jugé pour avoir brutalisé sa compagne après son évasion par la fenêtre
Un quadragénaire de Ciney a comparu devant le tribunal correctionnel de Dinant pour des violences conjugales survenues en août 2025. La victime s'était enfuie par la fenêtre avant d'être rattrapée et frappée.

Ciney : un homme jugé pour avoir brutalisé sa compagne après son évasion par la fenêtre
Le tribunal correctionnel de Dinant a examiné ce mercredi une affaire de violences conjugales remontant au 15 août 2025. L'accusé, un homme né en 1981 et résidant à Ciney, a comparu sous escorte policière en raison de sa détention préventive actuelle.
La victime, qui entretient toujours une relation avec le mis en cause, avait fourni des détails plus précis aux enquêteurs que ceux présentés par le prévenu. Selon son témoignage, une dispute alcoolisée avait dégénéré. L'homme lui aurait d'abord jeté divers objets, la contraignant à sauter par l'ouverture pour se mettre en sécurité. Il l'aurait alors poursuivie dans la rue, saisie par la chevelure et assénée de coups de pied pour la ramener à l'intérieur. La situation aurait encore empiré lorsqu'il aurait fait basculer deux enceintes acoustiques, l'une d'elles heurtant violemment le crâne de la femme et lui causant une blessure profonde atteignant l'os frontal.
L'alerte n'est pas venue de la victime elle-même, mais d'un témoin de passage qui a découvert la femme ensanglantée sur le trottoir et a prévenu les autorités, a indiqué le parquet de Namur.
Devant le magistrat président Hauquier, le prévenu a tenté d'atténuer sa responsabilité. Il a prétendu avoir frappé un mannequin dont le rebond aurait provoqué la chute d'une enceinte sur sa compagne. Cette version est cependant contredite par les déclarations de la victime et les constatations médicales.
L'accusé souffre d'une dépendance à l'alcool depuis près de quinze ans et présente un profil toxico-dépressif. Il perçoit des revenus via la mutuelle et a récemment fait l'objet d'une radiation administrative. Interrogé sur les démarches entreprises pour traiter son addiction, il a concédé n'avoir quasiment rien entrepris.
Le ministère public a requis une peine de quatorze mois d'emprisonnement avec sursis probatoire. La représentante du parquet a toutefois exprimé son scepticisme quant à l'efficacité de cette condamnation : elle craint la répétition des faits, d'autant que la victime ne semble pas prendre ses distances avec son agresseur. Le verdict est attendu pour le 24 juin.
Par ailleurs, l'intéressé fait l'objet d'une autre procédure pour une tentative d'extorsion commise récemment à Profondeville, où il aurait menacé deux individus à l'aide d'une lame.
Source : DHNET
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