Trafic de cocaïne à Châtelet : un dirigeant condamné, treize personnes jugées
Un réseau de trafic de cocaïne et de cannabis actif à Châtelet a abouti à la condamnation de treize personnes. Bouvadi, reconnu comme dirigeant, écope de trois ans de prison avec sursis.

Réseau de drogue à Châtelet : Bouvadi condamné comme chef, un acquittement prononcé
DHnet rapporte qu'un trafic de cocaïne et de cannabis opérant dans un quartier de Châtelet a conduit treize personnes devant la justice carolorégienne ce mercredi matin.
L'affaire remonte à novembre 2024, lorsque la zone de police Aiseau-Presles/Châtelet/Farciennes est avertie de l'existence d'un trafic dirigé par un certain Lorenzo, actif depuis le mois d'avril dans le secteur. Des complices sont rapidement signalés.
Début 2025, les enquêteurs mettent en place des surveillances ciblées. Ils observent Lorenzo effectuer de nombreuses transactions avec des toxicomanes et rendre de très brèves visites à diverses adresses. Des écoutes téléphoniques permettent ensuite d'identifier d'autres participants au réseau.
Le 4 février 2025, Lorenzo est interpellé à la suite d'une scène de tirs à Châtelineau. Le trafic ne s'arrête pas pour autant. Les écoutes révèlent alors que Bouvadi, surnommé "le tchétchène", reprend les commandes, épaulé par Sébastien. D'autres individus apparaissent au fil des observations et des perquisitions.
Au total, treize personnes ont été poursuivies. Pour le parquet, le dossier mettait en évidence une organisation structurée, avec des rôles bien définis. La substitute Teixeira avait détaillé la hiérarchie : un chef de trafic, deux successeurs après l'arrestation du dirigeant initial, des livreurs, des nourrices et des vendeurs. Elle avait évalué le produit illicite du réseau à plus de 146.000 euros.
Devant la juge, Lorenzo avait reconnu s'être lancé dans la vente "parce qu'il n'avait pas d'autres solutions". Bouvadi et Sébastien, eux, niaient fermement avoir exercé un rôle de direction. Le parquet avait requis cinq ans de prison contre Lorenzo et quatre ans contre Bouvadi et Sébastien.
Le tribunal n'a retenu la circonstance aggravante de dirigeant d'association que pour Bouvadi. Ce dernier est condamné à trois ans de prison, assortis d'un sursis simple de cinq ans — une peine identique à celle prononcée contre Lorenzo. Sébastien bénéficie quant à lui d'un sursis probatoire de cinq ans, avec trente mois de prison.
Parmi les treize prévenus, l'un bénéficie d'un acquittement. Les autres se voient imposer un sursis probatoire, une suspension simple du prononcé ou une peine de travail.
Source: DHnet