Viol en institution à Braine-le-Château : le tribunal ordonne l'internement

Un homme de 58 ans a été condamné pour viol dans une institution de Braine-le-Château. Le tribunal a opté pour l'internement. L'ADN de l'accusé a été retrouvé sur la victime.

Viol en institution à Braine-le-Château : le tribunal ordonne l'internement

Viol en institution à Braine-le-Château : le tribunal opte pour l'internement

La justice de Nivelles a condamné un résident de 58 ans d'une structure d'accueil de Braine-le-Château pour des faits de viol sur une autre pensionnaire. Les juges ont décidé de placer l'homme en internement. Cette affaire illustre les défis posés par les agressions sexuelles au sein d'établissements hébergeant des personnes vulnérables.

La plaignante, elle aussi prise en charge par le même établissement, a indiqué aux responsables que l'individu était entré dans sa chambre en fin d'après-midi pour abuser d'elle. Le mis en cause a toujours rejeté cette version. Selon lui, c'est la dame qui serait venue le rejoindre dans sa propre chambre pendant qu'il reposait.

Les enquêteurs de la zone de police de Braine-l'Alleud, qui se sont rendus sur place, n'ont pas eu à trancher entre ces deux versions contradictoires. Les analyses scientifiques ont en effet apporté la preuve irréfutable de la culpabilité de l'homme : son matériel génétique a été découvert dans le sous-vêtement de la femme. Cette constatation a permis au juge d'instruction d'établir les faits sans équivoque.

Durant la session du 15 juin, la conseillère de la défense n'a pas remis en cause la qualification pénale retenue, bien que son client prétende ne se rappeler de rien. Les débats se sont concentrés sur les circonstances aggravantes liées à l'état psychologique des deux personnes impliquées. Suite à l'agression, ils avaient été logés dans des bâtiments séparés avant le départ définitif de la victime.

Du côté de la partie civile, une indemnisation de 3 000 euros a été sollicitée pour le préjudice moral. Cette somme a été contestée par la défense, faute de documents attestant de la réalité du montant et en l'absence d'information sur un éventuel suivi thérapeutique.

Au final, les magistrats ont préféré une mesure de sûreté à une peine classique, prononçant l'internement du condamné.

Source : DHnet

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