Violences sexuelles en IPPJ : le tribunal de Nivelles condamne un homme de 20 ans à quatre ans de prison

Un jeune homme de 20 ans a été condamné à quatre ans de prison avec sursis probatoire pour des agressions sexuelles sur un mineur de 13 ans dans un institut de protection de la jeunesse du Brabant wallon.

Violences sexuelles en IPPJ : le tribunal de Nivelles condamne un homme de 20 ans à quatre ans de prison

Violences sexuelles en IPPJ : le tribunal de Nivelles condamne un homme de 20 ans à quatre ans de prison

Un jeune adulte de 20 ans a écopé de quatre années d'incarcération avec sursis probatoire devant le tribunal correctionnel du Brabant wallon. Le magistrat l'a en outre déchu de ses droits civiques pendant une période de cinq ans. Les agissements reprochés concernent des attouchements et des contraintes sexuelles exercées sur un adolescent de 13 ans dans un établissement de placement pour mineurs (IPPJ) où résidaient les deux protagonistes.

C'est l'adolescent lui-même qui a brisé le silence, en s'adressant d'abord à un conseiller laïque, puis à d'autres personnes adultes référentes au sein de l'institution. Le garçon, d'un naturel réservé, a raconté comment le mis en cause avait noué des liens avec lui au fil des échanges, en détournant certaines discussions. Plus tard, à de multiples reprises, le prévenu a pénétré dans les douches alors que la victime se trouvait sans vêtements et lui a imposé des rapports buccaux, rapporte DHnet.

Face aux juges, l'intéressé n'a pas nié les faits. Il a toutefois avancé que c'était le plus jeune qui le sollicitait et qu'il éprouvait des difficultés à dire non, tout en concédant avoir commis une faute.

Le conseil de la partie lésée a dénoncé ce raisonnement comme typique de la rhétorique des agresseurs sexuels refusant d'endosser leur culpabilité. Le parquet avait quant à lui qualifié le prévenu de "bombe à retardement" et avait plaidé pour une peine de 40 mois avec sursis.

La sentence finale a dépassé les réquisitions. Elle s'accompagne d'obligations contraignantes : un suivi psychologique, une prise en charge spécialisée destinée aux auteurs d'infractions sexuelles, et une prohibition de tout contact avec des personnes mineures.

Source: DHnet