Troisième accusation de meurtre au premier degré dans l'affaire Jolan Kun à Toronto

Les enquêteurs torontois ont arrêté un troisième homme dans le cadre de l'enquête sur la mort d'une femme âgée retrouvée sans vie dans son logement en décembre 2025.

Troisième accusation de meurtre au premier degré dans l'affaire Jolan Kun à Toronto

Troisième accusation de meurtre au premier degré dans l'affaire Jolan Kun à Toronto

Les policiers de la métropole ont procédé à une nouvelle arrestation dans l'enquête sur le décès d'une retraitée dont le corps avait été découvert dans son domicile à la fin de l'année dernière. L'interpellation a eu lieu lundi, soit environ six mois après la découverte initiale du drame.

Le 8 décembre 2025, vers 8 h 20 du matin, des agents avaient été appelés à se rendre dans un immeuble d'habitation situé à proximité de l'intersection de l'avenue Saint-Clair Ouest et du chemin Rushton. À l'intérieur d'une unité résidentielle, ils avaient trouvé le corps sans vie de Jolan Kun, une septuagénaire. Une autopsie avait ensuite conclu qu'il s'agissait d'un homicide.

En janvier, deux hommes de 38 ans résidant à Toronto — Ashton Drysdale et Kaream Hines — avaient déjà été placés sous les verrous et accusés de meurtre prémédité. Cette semaine, les autorités ont annoncé l'arrestation d'un troisième suspect, un homme de 39 ans domicilié à Peterborough. Celui-ci, qui répond également au nom d'Andrew Christopher Chesson, fait désormais face à la même inculpation.

Drysdale doit répondre de vingt autres chefs d'accusation liés aux armes et aux stupéfiants. Parmi ceux-ci figurent la possession d'une arme à feu sans permis, le port d'une arme prohibée chargée, la détention de produits de la criminalité d'une valeur inférieure à 5 000 dollars, deux chefs de possession de munitions contrairement à une ordonnance de probation, ainsi que dix chefs de possession en vue du trafic.

L'affaire a également soulevé des questions concernant le système carcéral. Drysdale faisait l'objet d'un mandat d'arrêt depuis mars 2025 pour avoir enfreint les conditions de sa libération d'office. Il avait été remis en liberté après avoir purgé les deux tiers d'une peine de huit ans et huit mois pour vol qualifié avec violence, une infraction liée aux drogues et quatre délits impliquant des armes à feu. Le Service correctionnel du Canada a depuis ouvert une enquête interne, affirmant que les circonstances entourant ces accusations seraient examinées en profondeur afin de déterminer si des mesures supplémentaires s'imposent pour renforcer la sécurité publique.

Source: Toronto Sun

Source: Toronto Sun Crime