Procès de l'avocate Véronique Fontana : le parquet requiert huit mois avec sursis

Le procureur général Eric Kaltenrieder a requis huit mois de prison avec sursis et une amende de 5000 francs contre l'avocate vaudoise Véronique Fontana, jugée pour tentative d'extorsion, escroquerie et faux dans les titres.

Procès de l'avocate Véronique Fontana : le parquet requiert huit mois avec sursis

Procès de l'avocate Véronique Fontana : le parquet requiert huit mois avec sursis

Le Tribunal correctionnel de Lausanne examine le dossier de l'avocate vaudoise Véronique Fontana. Elle est poursuivie pour tentative d'extorsion, escroquerie et faux dans les titres. Lors de la deuxième audience, le procureur général Eric Kaltenrieder a demandé une peine de huit mois d'incarcération assortie du sursis, ainsi qu'une contravention de 5000 francs payable immédiatement. Source : Le Temps

Le représentant du Ministère public a vivement critiqué les méthodes de la prévenue. Il dénonce un mécanisme lucratif mis en place aux dépens des justiciables et des finances publiques. Selon ses dires, les pratiques de Me Fontana nuisent gravement à l'image des avocats et doivent être stoppées.

Les accusateurs la décrivent comme une maîtresse de la manipulation. Son étude promet fidélité et confiance, pourtant son fonctionnement interne s'éloignerait de ces valeurs. Par une stratégie commerciale bien rodée, elle attire les mandants, les maintient sous dépendance, délègue le suivi des affaires, engage des litiges hasardeux et gonfle ses honoraires ou abuse du dispositif d'assistance judiciaire.

Me Pierre-Xavier Luciani, avocat de la partie civile, a renforcé ces accusations en parlant d'une experte en surfacturation. Le parquet rappelle que trois pénalités disciplinaires ont déjà été prononcées contre elle pour des frais excessifs, ce que le procureur général considère comme un palmarès révélateur.

De son côté, Me Jacques Michod, conseil de la défense, a réclamé l'acquittement. Il a soutenu qu'une condamnation mettrait un terme définitif à l'exercice du barreau de sa cliente. Il a insisté sur le fait que cette profession constitue l'essence même de son existence.

Source: Le Temps