Piratage informatique : des données médicales romandes dévoilées sur internet
Un groupe de radiologie vaudois a été victime de deux intrusions numériques. Les hackers ont ensuite diffusé des informations confidentielles sur le dark web.

Piratage informatique : des données médicales romandes dévoilées sur internet
Un établissement de radiologie actif en Suisse romande a subi deux intrusions numériques en douze mois. Le réseau 3R a vu ses systèmes informatiques compromis par des pirates qui ont exigé une rançon.
Conformément aux recommandations des autorités fédérales, la direction a refusé de céder aux pressions. En représailles, les assaillants ont mis en ligne des fichiers confidentiels sur une partie obscure d'internet. Ces documents ont ensuite servi de base à une investigation de la télévision publique suisse.
L'enquête médiatique a révélé les salaires de certains médecins spécialisés en imagerie médicale. Les montants mentionnés oscilleraient entre trois cent mille et plus de six cent mille francs par an. Ces chiffres ont suscité de vives réactions chez le public et relancé les discussions sur les dépenses de santé.
Dominique Fournier, chef du conseil d'administration de l'entreprise touchée, s'est exprimé publiquement pour la première fois depuis ces révélations. Il n'a pas nié les montants indiqués, mais a dénoncé leur présentation décontextualisée. Il a également contesté l'utilisation de documents obtenus par des moyens illicites pour nourrir un débat de société.
Interrogé sur l'indignation des contribuables face à ces rémunérations, le dirigeant a défendu l'intégrité de la gestion de son organisation. Il a rejeté toute allusion à des pratiques douteuses et a insisté sur le fait que les sommes communiquées ne traduisaient pas la situation globale des praticiens.
Cette affaire met en lumière les menaces croissantes qui pèsent sur les structures sanitaires en matière de criminalité informatique. Elle soulève également des interrogations sur la légitimité d'exploiter des informations dérobées dans le cadre du travail journalistique.
Source : Le Temps
Source: Le Temps