Coach d'improvisation de Vevey jugé en appel pour abus sexuels sur onze plaignants
Un coach d'improvisation veveysan, condamné en première instance à 4 ans de prison, comparaissait jeudi devant la Cour d'appel du Tribunal cantonal vaudois. Onze anciens élèves maintiennent leurs accusations d'abus sexuels.

Procès en appel pour le coach veveysan condamné pour abus sexuels
La salle était à nouveau pleine jeudi lors de l'audience en appel du coach d'improvisation de Vevey, poursuivi pour abus sexuels par une dizaine de plaignants. Selon Le Temps, les mêmes protagonistes se sont retrouvés face à de nouveaux juges, cette fois devant la Cour d'appel du Tribunal cantonal vaudois, un an après une première condamnation retentissante.
Les faits examinés remontent aux années 2010, sur la Riviera vaudoise. José* — le prénom a été modifié — était alors coach d'improvisation théâtrale et animait des soirées avec un cercle restreint de jeunes élèves. Onze d'entre eux, qui se décrivent comme d'anciens élèves et «amis», ont maintenu leurs récits devant la cour.
Un rôle de leader exploité lors de soirées alcoolisées
D'après les plaignants, José occupait une position dominante au sein de ce groupe. Il s'assurait de la présence d'alcool, organisait des jeux à forte composante sexuelle et n'entendait pas les refus. Ceux qui quittaient ce cercle — à la suite d'une rupture, par exemple — étaient ostracisés et qualifiés de «fous» ou de «nymphomanes».
La question du consentement reste au cœur des divergences entre accusation et défense. Parmi les actes retenus lors du jugement de première instance figurent des attouchements commis pendant le sommeil des victimes, des actes sexuels non consentis ou réalisés sous emprise, ainsi qu'un viol dans le cadre d'une relation secrète de plusieurs mois avec une jeune fille de 16 ans, alors que José en avait 23.
Quatre ans de prison confirmés en première instance
Le Tribunal de l'Est vaudois avait condamné le prévenu à quatre ans de prison ferme, assortis d'une interdiction à vie d'exercer toute activité en lien avec des mineurs. C'est ce jugement que la défense conteste devant la Cour d'appel.
Lors de l'audience, l'accusé a maintenu sa propre lecture des événements. «Il y a leur réalité, et il y a la mienne», a-t-il déclaré, résumant la ligne de défense qu'il a développée devant la cour. Les divergences sur la notion de consentement — entre les récits des onze plaignants et la version de José — constituent le nœud central de ce procès en appel.
La décision de la Cour d'appel n'a pas encore été rendue au moment de la publication de cet article par Le Temps.
*Le prénom a été modifié pour des raisons judiciaires.
Source: Le Temps