Neuchâtel autorise un délinquant sexuel à recourir à la castration chimique
Un délinquant sexuel incarcéré depuis 36 ans à Neuchâtel obtient l'autorisation de suivre un traitement de castration chimique. Le Département de la santé a désavoué le médecin cantonal qui avait refusé cette option.

Neuchâtel autorise un délinquant sexuel à recourir à la castration chimique
Un homme condamné pour des infractions sexuelles et incarcéré depuis plus de trente-six ans dans le canton de Neuchâtel a reçu l'autorisation de suivre un traitement hormonal visant à réduire sa libido. Cette décision du Département de la santé, signée par le conseiller d'État Frédéric Mairy, a été rendue publique le 20 mai.
Le prisonnier, originaire de Berne et âgé de 57 ans, a passé presque toute sa vie d'adulte en détention. Il a été condamné à plus de 21 ans de prison pour des actes sexuels graves commis alors qu'il était jeune. Par la suite, une mesure d'internement a été prononcée à son encontre, transformée ultérieurement en mesure thérapeutique institutionnelle.
Considéré comme trop dangereux pour être libéré sous conditions ou transféré dans un foyer sécurisé, il espérait obtenir des allègements de son régime carcéral en acceptant un traitement anti-androgénique combiné à d'autres thérapies.
Le médecin cantonal avait auparavant rejeté cette demande, estimant que le timing était calculé, que le consentement n'était pas authentique et que l'efficacité du traitement était très incertaine. Le Département de la santé a finalement rejeté cet avis et accordé son autorisation.
Cette décision pourrait permettre une évolution du régime de détention du prisonnier vers plus d'ouverture.
Source : Le Temps
Source: Le Temps