Organisateurs No-G7 déposent plainte contre des policiers genevois
Trois militants de la coalition No-G7 ont saisi la justice pénale suite à leur maintien forcé dans une nasse lors d'une manifestation.

Organisateurs No-G7 déposent plainte contre des policiers genevois
Françoise Nyffeler, Teo Frei et Donna Golaz, trois visages emblématiques de la coalition contestataire No-G7, ont introduit des démarches pénales contre les autorités. Ils allèguent avoir été bloqués contre leur gré pendant de nombreuses heures par un cordon de forces de l'ordre. Les documents, transmis le 24 juin au parquet genevois et consultés par Le Temps, dénoncent des actes de privation arbitraire de liberté, de coercition et d'excès de pouvoir.
L'avocate Laïla Batou, déjà connue pour avoir fait condamner la Confédération devant la CourEDH dans une affaire de sanction disproportionnée visant une organisatrice de rassemblement, défend les intérêts des trois plaignants. Les poursuites visent des auteurs non identifiés, soit l'ensemble des fonctionnaires ayant participé à l'opération.
Dans leurs requêtes, les plaignants réclament l'interrogatoire de plusieurs décideurs. La conseillère d'État Carole-Anne Kast, la commandante Monica Bonfanti et Luc Broch, alors responsable du dispositif sur le terrain, sont visés. Les requérants exigent aussi la communication de l'intégralité des correspondances écrites et orales échangées entre les services.
Une autre demande porte sur l'éloignement du procureur général Olivier Jornot et de son équipe de l'enquête, au cas où ils auraient donné leur aval aux mesures litigieuses. Enfin, les trois militants réclament l'effacement de toutes les informations récoltées lors de l'intervention.
Les plaignants estiment que leur immobilisation prolongée dans la nasse constituait une atteinte injustifiée à leur liberté de circulation et de manifestation.
Source: Le Temps