Affaire de viol en Valais: un détenu conteste sa condamnation
Un homme incarcéré à Crêtelongue pour viol conteste sa culpabilité et dénonce des failles dans l'enquête.

Affaire de viol en Valais: un détenu conteste sa condamnation
Depuis sa cellule à Crêtelongue, dans le Valais central, un homme de quarante ans nommé Arash clame son innocence dans une affaire de viol qui l'a conduit en prison. Des journalistes de Heidi.news, publié par Le Temps, l'ont rencontré dans le parloir de l'établissement pénitentiaire.
Son parcours de vie est atypique. Après des débuts dans le secteur des assurances puis de la publicité, il a tenté sa chance dans la culture de CBD, l'une des premières du canton. L'entreprise a cependant fait faillite, minée par des ravageurs et son manque d'expérience agricole. Cet échec l'a plongé dans une spirale difficile.
Originaire du quartier de Platta à Sion, il a renoué en 2018 avec Besmir, un camarade d'école. Durant les deux années suivantes, Arash a consommé de la cocaïne et s'est mis à en distribuer pour payer ses propres achats. Il vendait notamment à Véronique, qui deviendrait plus tard la plaignante dans l'affaire de viol.
Un matin de mars 2020, plusieurs policiers sont venus l'interpeller chez lui. Placé en détention provisoire, il a d'abord ressenti un sentiment de libération, loin de sa vie marquée par la drogue.
Au cours de ses premières auditions, il ignorait encore qu'il était visé par une plainte pour agression sexuelle. Pensant répondre à des questions sur le trafic, il a mentionné d'emblée un rapport intime avec Véronique, tout en précisant avoir eu des difficultés d'ordre sexuel. Il a également indiqué que Besmir lui avait fait lire un texto de la plaignante.
Ces aveux ont sans doute convaincu les enquêteurs qu'ils avaient trouvé les coupables, d'autant que Véronique avait évoqué un problème similaire chez l'un de ses agresseurs. Pourtant, Arash n'avait aucun passé judiciaire lié à des infractions sexuelles.
Aujourd'hui, il dénonce des contradictions dans les témoignages et une enquête qu'il estime bâclée. Il a saisi le Tribunal fédéral dans l'espoir de faire rouvrir le dossier.
Quelle: Le Temps / Heidi.news
Source: Le Temps