Trafic de stupéfiants démantelé à Toulouse : 25 kg de pièces de monnaie saisis chez les dealers

Une opération d'envergure menée par la police judiciaire, le RAID et les CRS a permis le démantèlement d'un réseau de trafic de stupéfiants dans le quartier Saint-Aubin à Toulouse. Les enquêteurs ont saisi plus d'un kilo de cocaïne, des médicaments détournés et 25 kilos de pièces de monnaie issues d

Trafic de stupéfiants démantelé à Toulouse : 25 kg de pièces de monnaie saisis chez les dealers

Trafic de stupéfiants démantelé à Toulouse : 25 kg de pièces de monnaie saisis chez les dealers

Les forces de l'ordre ont mis un terme à un commerce illicite qui pourrissait la vie du centre-ville toulousain. L'opération a visé les secteurs des places Saint-Aubin et Occitane, ainsi que la zone Arnaud-Vidal. Les policiers ont découvert plus d'un kilo de cocaïne, des dizaines de comprimés de prégabaline et de Lyrica, plus de dix mille euros en liquide, du matériel de coupe, des balances et plusieurs portables, rapporte La Dépêche du Midi.

L'intervention a réuni les enquêteurs de la PJ toulousaine, des agents de la DIPN de Haute-Garonne, des unités du RAID, des CRS et des municipaux. Neuf individus ont été appréhendés au total : sept membres présumés du réseau et deux usagers. Ils ont tous été conduits en garde à vue, prolongée de deux jours par un magistrat, puis présentés au parquet.

L'enquête expose un système criminel fondé sur l'exploitation des plus démunis. Les vendeurs opéraient depuis une adresse de la rue Arnaud-Vidal, fréquentée par des sans-abri installés dans des squats le long du canal et sur les places voisines. Le mécanisme était simple : les piétons offraient quelques centimes à ces personnes en situation de précarité, qui les échangeaient ensuite contre des stupéfiants. Les perquisitions ont permis de mettre la main sur plus de trois mille euros en petite monnaie, soit environ vingt-cinq kilogrammes de pièces métalliques. Les dealers cédaient surtout des médicaments détournés, notamment de la prégabaline et du Lyrica, des traitements antiépileptiques devenus une drogue de substitution vendue deux euros par comprimé.

Ce quartier populaire subissait une dérive quotidienne due au crack et à l'héroïne. Dès avril, associations et petits commerçants avaient alerté les autorités sur l'essor du trafic en plein jour. Un signalement de la police municipale avait déjà identifié ce point de vente un an plus tôt. Au soir de l'assaut, de nombreux clients démunis erraient dans les rues à la recherche de leurs fournisseurs, jusqu'à ce que les fonctionnaires leur annoncent que l'activité était close.

Source: Google News FR — Crime (fr)