Paris : 27 ans de réclusion criminelle pour un homme ayant tué et démembré son épouse
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Lahdar Matoug, 53 ans, à 27 ans de prison pour le meurtre de sa femme Asia, dont il a sectionné le cadavre avant d'abandonner les restes dans le parc des Buttes-Chaumont.

Paris : 27 ans de réclusion criminelle pour un homme ayant tué et démembré son épouse
Le tribunal correctionnel de Paris a infligé une peine de 27 ans d'emprisonnement à Lahdar Matoug, un homme de 53 ans, reconnu coupable d'avoir assassiné son épouse Asia et mutilé son corps sans vie. Les restes de la victime ont ensuite été dispersés dans des sacs en plastique au parc des Buttes-Chaumont, dans la capitale française.
Lors des cinq journées d'audience, les deux avocats de la défense, dont Gérard Tsolakian, n'ont pas réussi à convaincre les jurés de l'absence de préméditation de la part de leur client. Selon les experts médico-légaux, l'épouse a été étranglée pendant plusieurs minutes, et non quelques secondes comme le prétendait l'accusé.
Le couple, originaire d'Algérie et parents de trois enfants, vivait dans la banlieue parisienne. Leur quotidien était marqué par des difficultés financières et l'effritement progressif de leur relation conjugale. Le procureur a décrit une existence ordinaire, où les époux ne communiquaient désormais plus que par messages électroniques, enfermés dans l'isolement de leur routine.
Ce qui a particulièrement retenu l'attention de la justice, ce sont les actes commis après le décès. L'homme, surnommé « le zen » et réputé paisible par son entourage, a placé le corps de son épouse sur le canapé familial. Il a demandé aux enfants de ne pas réveiller leur mère, prétendant qu'elle était fatiguée et malade.
Le lendemain, il a utilisé une meuleuse d'angle pour sectionner le cadavre. Il a ensuite transporté les différentes parties dans des sacs en plastique vers le parc des Buttes-Chaumont, ainsi que vers Bobigny, en banlieue, où il a abandonné le sac contenant le torse dans un local vide.
La défense a invoqué une « dépersonnalisation » et une « dissociation psychique » pour expliquer ce comportement. Les experts ont évoqué un état de déréalisation. Cependant, le parquet a rejeté cette thèse, soulignant l'achat préalable de l'outil de coupe, les allers-retours entre le domicile familial à Montreuil et le parc, ainsi que les messages envoyés à la victime après sa disparition — « Oui, Asia, où es-tu ? » — et l'aveu formulé lors de la troisième garde à vue, deux semaines plus tard.
« Aucune dépersonnalisation, aucun homme sous l'emprise de l'alcool. Au contraire, une personne parfaitement ancrée dans la réalité », a conclu le représentant de l'accusation publique, selon le compte-rendu publié par in.gr.
L'accusé a été déclaré coupable de meurtre, bien que les raisons exactes qui l'ont poussé à passer à l'acte n'aient pas été pleinement élucidées au cours du procès.
Source: In.gr