Lyon : 15 ans de prison pour un ancien garde du corps ayant drogué sa compagne

Un homme de 39 ans a été condamné à 15 ans de réclusion pour avoir drogué et violé son ancienne compagne, après avoir nié les faits pendant trois ans.

Lyon : 15 ans de prison pour un ancien garde du corps ayant drogué sa compagne

Lyon : 15 ans de prison pour un ancien garde du corps ayant drogué sa compagne

Un tribunal de Lyon a infligé une peine de quinze ans d'emprisonnement à un ancien agent de sécurité de 39 ans, reconnu coupable d'avoir drogué puis violé son ancienne partenaire. L'individu, qui avait échangé avec Dominique Pelicot début 2020, a finalement avoué ses crimes lors du second jour du procès, après les avoir niés pendant trois années d'instruction.

Lors de l'audience de vendredi, après neuf dépositions aux versions contradictoires, l'accusé s'est levé dans le box des prévenus. Il a reconnu avoir mis des médicaments dans la nourriture de sa compagne à deux occasions. Il a également admis avoir réalisé des enregistrements vidéo où il abusait sexuellement d'elle à l'aide d'objets, tout en étant sous l'effet de stupéfiants.

Interrogé par la magistrate Dominique Thevenet sur la reconnaissance des faits de viol, il a répondu par l'affirmative. Face à son ancienne compagne, il a présenté ses excuses, s'adressant également à leurs enfants et à leurs proches. « Je possédais tout ce qu'on peut souhaiter. Un emploi épanouissant, une épouse merveilleuse, des enfants adorables. J'ai tout gâché », a-t-il déclaré, submergé par l'émotion. Il a assuré qu'il ne contesterait pas la décision de justice.

Néanmoins, ses aveux n'ont pas convaincu entièrement. La conseillère de la plaignante, maître Julia Studient, a fait valoir que les analyses capillaires de sa cliente révélaient une exposition prolongée aux substances, ce qui contredisait la version limitée à deux administrations. Des séquences vidéo particulièrement choquantes ont été diffusées, montrant l'homme souillant les effets personnels de sa compagne et commettant d'autres attouchements sur une victime inconsciente. Une captation en caméra cachée a par ailleurs enregistré un rapport où seul l'accusé semblait consentant, ce qui constituerait selon l'avocate un viol supplémentaire.

L'expertise psychologique a révélé un état de stress post-traumatique sévère chez la victime, désormais incapable d'envisager une nouvelle relation sentimentale. Le prévenu a attribué sa conduite à une dépendance à la cocaïne, affirmant que sans cette substance, il n'aurait jamais commis de tels agissements.

Le représentant du ministère public, Michel Guedes, a requis une peine de douze ans avec un suivi sociojudiciaire de six ans, qualifiant le prévenu d'« alter ego » de Pelicot. L'avocat de la défense, Gabriel Versini-Bullara, a plaidé la détresse existentielle de son client. Le jury a finalement opté pour une condamnation de quinze ans, dépassant les réquisitions.

Source : 20 Minutes

Source: Google News LU FR