Delphine Pinto condamnée à 30 ans de prison pour le meurtre de son mari dans l'Oise

La cour d'assises spéciale de l'Oise a condamné Delphine Pinto à 30 ans de réclusion criminelle pour avoir commandité l'assassinat de son époux Jean-Christophe Piel en 2021.

Delphine Pinto condamnée à 30 ans de prison pour le meurtre de son mari dans l'Oise

Delphine Pinto condamnée à 30 ans de réclusion pour le meurtre de son mari

Le vendredi 12 juin 2026, peu avant minuit, la juridiction d'assises spéciale de l'Oise a rendu sa décision. Delphine Pinto, âgée de 48 ans, a été déclarée coupable d'avoir fomenté l'assassinat de son époux Jean-Christophe Piel et purgera une peine de trente années de réclusion criminelle. Le drame s'est produit le 24 août 2021, lorsque le corps de la victime a été découvert dans sa résidence située à Breuil-le-Sec, dans le département de l'Oise, frappé d'un coup de feu à la tête.

Yassine Zekri, l'exécutant qui a tiré sur Jean-Christophe Piel sur instruction, a lui aussi été condamné à trente ans de prison avec une période de sûreté des deux tiers. La veille du prononcé, le magistrat du parquet avait demandé l'emprisonnement à vie pour les deux condamnés, assorti de vingt-deux ans de sûreté. Durant leurs derniers mots devant les jurés, les deux prévenus ont persisté à nier leur implication.

Delphine Pinto, qui était en cours de divorce avec la victime, a réaffirmé à voix basse qu'elle n'était pour rien dans le décès de son conjoint. Elle avait néanmoins concédé quelques jours auparavant avoir pu désirer la mort de son mari et avoir communiqué ce souhait à son amant.

Trois autres personnes étaient également jugées depuis le 29 mai. L'amant de Delphine Pinto a écopé de seize ans d'emprisonnement pour avoir sciemment aidé à la préparation du crime. Un autre individu, reconnu coupable d'avoir apporté l'arme du crime et se trouvant en situation de récidive légale, a été puni de dix ans de prison, quatre années de moins que ce qu'avait réclamé le ministère public. Le fils de Delphine Pinto, issu d'une précédente union, a été relaxé des accusations de complicité par silence, alors que le représentant du parquet avait requis quatre ans fermes contre lui.

Des conseils des proches de la victime ont estimé que la sentence était équitable et ont fait part du soulagement de leurs clients. Certains avocats de la défense pourraient saisir la Cour de cassation.

Source : franceinfo

Source: France Info