Affaire Lyhanna : le suspect principal convoqué pour viol et assassinat dans le Gers
Jérôme Barella, 41 ans, comparaît devant le juge d'instruction ce mercredi pour être mis en examen dans le cadre de la mort de Lyhanna, 11 ans, dans le Gers.

Affaire Lyhanna : le suspect principal convoqué pour viol et assassinat dans le Gers
Un agriculteur de quarante-et-un ans est attendu ce mercredi après-midi au palais de justice d'Agen. Cette convocation devant le magistrat instructeur pourrait aboutir à une extension des charges pesant sur Jérôme Barella, jusqu'ici poursuivi uniquement pour enlèvement et séquestration d'une mineure de moins de quinze ans.
Le drame remonte au 29 mai, lorsque Lyhanna, une écolière de onze ans, a disparu à la sortie de son établissement scolaire dans le Gers. Le lendemain, un homme a été appréhendé sur le parking d'un hypermarché d'Auch. Après quarante-huit heures de garde à vue durant lesquelles il a beaucoup parlé, il a choisi de se taire face aux juges lors de sa première comparution, le 1er juin. Il avait alors été écroué.
À cette date, l'enquête n'avait pas encore permis de localiser le corps de l'enfant. Ce n'est que le 4 juin que des restes ont été exhumés d'une propriété agricole. Les analyses scientifiques ont depuis livré des conclusions accablantes : la fillette a été abusée sexuellement avant de décéder. Des marques de liens aux poignets ont été observées, ainsi que des contusions formées alors que le cœur battait encore.
Des échantillons génétiques correspondant au profil de l'homme ont par ailleurs été prélevés sur la victime. Les policiers devront désormais établir avec précision le parcours du suspect durant l'après-midi fatidique.
Durant ses auditions initiales, l'intéressé reconnaissait avoir pris l'enfant en voiture à quinze heures. Il prétendait l'avoir déposée devant un centre aquatique fermé ce jour-là, et avançait l'hypothèse d'une fugue. Concernant ses antécédents, il minimisait ses démêlés avec la justice tout en admettant une autre affaire en cours impliquant une fillette du même âge.
Les enquêteurs ont découvert sur son appareil mobile des indices contredisant ses dires. Il a également évoqué des agressions subies pendant son enfance, des propos que les gendarmes devront désormais creuser.
Ces éléments ont été rapportés par France Télévisions.
Source: France Info