Marine Le Pen condamnée à un an de prison avec bracelet électronique

La cour d'appel de Paris a condamné Marine Le Pen à un an de prison avec bracelet électronique et lui a retiré temporairement le droit de vote et d'éligibilité dans l'affaire des assistants parlementaires européens.

Marine Le Pen condamnée à un an de prison avec bracelet électronique

Marine Le Pen condamnée à un an de prison avec bracelet électronique

La cour d'appel de Paris a condamné la dirigeante du Rassemblement National, Marine Le Pen, à une peine d'un an de prison avec port d'un bracelet électronique. Le tribunal lui a également retiré temporairement le droit de vote et d'éligibilité pendant quinze mois, dont trente mois avec sursis. Cette mesure est déjà appliquée de manière provisoire depuis fin mars 2025 et est donc considérée comme purgée par la cour.

Le jugement rendu mardi concerne une affaire de prétendus emplois fictifs d'assistants parlementaires européens entre 2004 et 2016. Le tribunal a qualifié les faits de graves. En tant que responsable du parti, Le Pen aurait dû veiller au respect des règles. L'accusation centrale portait sur le détournement de fonds destinés à des assistants parlementaires qui auraient en réalité travaillé pour le parti.

Outre la peine de prison et la privation temporaire des droits civiques, la cour a infligé une amende de 100 000 euros. La condamnation pourrait sérieusement compromettre la candidature de Le Pen à l'élection présidentielle française du printemps prochain. Bien que la peine d'inéligibilité soit déjà purgée, le bracelet électronique imposerait des horaires stricts qui rendraient une campagne électorale avec de nombreux déplacements quasi impossible.

En première instance, Le Pen avait été privée du droit de vote et d'éligibilité pendant cinq ans avec effet immédiat et condamnée à quatre ans de prison dont deux avec sursis. L'accusation avait maintenu ses réquisitions en appel, tandis que les avocats de la défense avaient plaidé l'acquittement.

Si Marine Le Pen renonce à se présenter, le Rassemblement National devrait désigner Jordan Bardella comme candidat. Le jeune président du parti, âgé de 30 ans, la dépasse légèrement dans les sondages pour le premier tour. Tous deux restent toutefois nettement en tête des intentions de vote.

Source : DIE ZEIT

Source: Google News CH — Crime (de)