Autopsie de Lyhanna : des sévices sexuels confirmés, l'ADN de Jérôme Barella identifié
L'examen post-mortem de la fillette retrouvée dans un silo à grains dans le Gers révèle qu'elle a subi des agressions sexuelles avant de décéder. L'ADN du principal suspect a été décelé sur son corps.

Autopsie de Lyhanna : des sévices sexuels confirmés, l'ADN de Jérôme Barella identifié
L'autopsie de Lyhanna, retrouvée morte dans un silo à grains à Fleurance (Gers), apporte des éléments accablants. La fillette a subi des agressions sexuelles avant son décès, selon les premiers résultats de l'examen médico-légal. Des traces d'ADN attribuées à Jérôme Barella, principal suspect dans cette affaire, ont été découvertes sur le corps de l'enfant.
Le rapport mentionne également plusieurs hématomes et indique que la victime était bâillonnée et entravée. Ces constatations pourraient entraîner un renforcement des charges retenues contre le mis en cause, actuellement poursuivi pour enlèvement et séquestration.
Les parents de la fillette, visibles lors d'une marche blanche organisée en sa mémoire, ont préféré ne pas s'exprimer à la suite de ces révélations. Leur conseil a diffusé un communiqué dans lequel il est écrit : "Face au pire pouvant arriver à une enfant et à des parents, leur colère n'égale que leur dégoût".
À Fleurance, l'émotion reste vive. Plusieurs habitants ont témoigné de leur révolte. "Moi, ça me dégoûte, et en tant que la famille, d'apprendre deux semaines après qu'elle s'est fait violer", a confié l'un d'eux. "C'est n'importe quoi, c'est vraiment honteux", a ajouté une autre personne.
Le parquet, qui attend des analyses complémentaires, n'a pas confirmé formellement la qualification de viol. Les conclusions définitives du rapport médico-légal devraient être rendues d'ici la fin de la semaine prochaine. Jérôme Barella, qui s'est tu depuis son arrestation, devrait être prochainement confronté à ces nouveaux éléments.
"Ce qui est fondamental, c'est de savoir de quoi Lyhanna est décédée, de quelle manière elle est décédée, qui peut être impliquée dans sa mort", a souligné Jacques Dallest, ancien juge d'instruction, interrogé par franceinfo. "Si on retrouve l'ADN de l'intéressé sur le corps de la petite, il lui sera difficile de dire c'est pas moi, c'est un pur hasard."
Source : franceinfo
Source: France Info