Cédric Jubillar reconnaît enfin le meurtre de son épouse Delphine

Après cinq ans de dénégations, l'homme condamné à trente ans de prison pour la disparition de sa femme dans le Tarn a envoyé une lettre d'aveu à ses avocats. Il décrit un différend conjugal fatal et offre son aide pour retrouver le corps.

Cédric Jubillar reconnaît enfin le meurtre de son épouse Delphine

Cédric Jubillar reconnaît enfin le meurtre de son épouse Delphine

Par une lettre remise le 7 juillet à ses conseils, Cédric Jubillar a brisé cinq années de silence. L'accusé, âgé de 36 ans, admet désormais avoir mis fin aux jours de Delphine Aussaguel, sa compagne depuis laquelle il vivait à Cagnac-les-Mines. Le drame remonte à la nuit du 15 au 16 décembre 2020. À ce jour, aucune trace du corps n'a été découverte.

Cette confession marque un tournant radical. Depuis l'ouverture de l'enquête, le suspect soutenait une version selon laquelle son épouse s'était volatilisée pendant son sommeil. Il avait même participé à une marche blanche en juin 2021, six mois après les faits, sans jamais varier de discours. Sa mère avait cependant livré aux enquêteurs des confidences inquiétantes de son fils, où il évoquait l'enterrement de sa femme et l'impossibilité de la retrouver.

Les investigations avaient rapidement désigné le domicile conjugal comme le lieu du crime. Les enquêteurs s'appuyaient sur plusieurs éléments : un hurlement entendu par une riveraine peu avant minuit, des verres cassés au sol, le véhicule familial stationné de façon anormale, ainsi que les déclarations du couple's enfant mentionnant une vive querelle.

En première instance, la cour d'assises du Tarn l'avait condamné en octobre à une peine de trente ans d'emprisonnement. Le jugement devait faire l'objet d'un second examen dans le cadre de la procédure d'appel, prévu pour septembre prochain.

Dans son courrier, Jubillar évoque une altercation qui aurait mal tourné, une formulation qui pourrait viser à atténuer la préméditation. Il affirme également vouloir accompagner les gendarmes dans leurs recherches pour localiser la dépouille. Un spécialiste des questions criminelles relève que cette nouvelle posture pourrait constituer une tentative de maîtriser le récit judiciaire à l'approche de l'audience de revision.

La chambre criminelle devra désormais apprécier la sincérité de ces déclarations tardives et leur incidence éventuelle sur la sentence finale.

Source : franceinfo

Source: France Info