Un surveillant et deux détenus condamnés pour trafic de drogue en prison
Un agent de 42 ans a introduit des stupéfiants dans la maison d'arrêt de Beauvais avec la complicité de deux incarcérés.

Un surveillant et deux détenus condamnés pour trafic de drogue en prison
Un tribunal de l'Oise a jugé jeudi 9 juillet 2026 trois hommes impliqués dans un trafic de stupéfiants au sein de la maison d'arrêt de Beauvais. L'agent pénitentiaire de 42 ans a été puni de 20 mois d'incarcération effective et banni à vie de l'administration carcérale.
L'affaire a éclaté au début de l'année, lorsqu'un tuyau a alerté sur des activités douteuses à l'intérieur du centre de détention. Les investigations ont montré que le fonctionnaire introduisait les produits en les camouflant sous ses vêtements, contre son abdomen.
Il entretenait des liens avec l'un des incarcérés, un jeune homme de 24 ans, qu'il avait déjà croisé lors d'un séjour précédent dans un autre établissement. Ce dernier, logé dans la cellule 405, gérait les commandes depuis l'intérieur. Le second complice, un homme de 43 ans employé à l'entretien, profitait de ses déplacements pour répartir la marchandise parmi les prisonniers.
Des écoutes ont capté des bruits de scotchage à l'intérieur de l'automobile du surveillant, garée dans le parking souterrain. Les policiers ont aussi noté des allées et venues suspectes dans le local du personnel et dans une chambre inoccupée, sans aucune intervention technique de prévue. Ce détail a mis à mal la défense du prévenu chargé des réparations.
Le 27 mai, une nouvelle livraison était attendue. Les enquêteurs ont lancé une opération de fouille ciblée. Ils ont découvert des portables, du liquide et des substances prohibées. Chez le gardien, une somme de plus de 3 200 euros, souillée par des traces de drogue, a été retrouvée.
Interrogé, l'agent avait d'abord reconnu les faits et livré les noms de ses associés. À la barre, il a opéré un revirement, n'admettant que le passage de boissons alcoolisées et de nourriture, tout en se disant victime de coercition.
L'homme de 43 ans a nié en bloc, prétendant n'être intervenu que pour des travaux d'entretien. Le ministère public a toutefois démontré que les indices étaient accablants.
Le jeune commanditaire a écopé de 36 mois de réclusion, et l'homme à la maintenance de 15 mois.
Source : Oise Hebdo
Source: Google News FR — Crime (fr)