Marine Le Pen condamnée pour détournement de fonds publics, maintient sa candidature présidentielle
La leader du Rassemblement national a été reconnue coupable d'abus de fonds publics par la cour d'appel, qui a confirmé sa condamnation mais réduit sa peine. Elle a annoncé sa candidature à la présidentielle de 2027 et va se pourvoir en cassation.

Marine Le Pen condamnée pour détournement de fonds publics, maintient sa candidature présidentielle
La cour d'appel française a confirmé mardi la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics, tout en atténuant sa peine. La dirigeante du Rassemblement national (RN) a néanmoins immédiatement annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2027, rapporte l'agence AFP citée par CNN Prima NEWS.
"Ce soir, je suis candidate à l'élection présidentielle", a déclaré la leader d'extrême droite lors d'une émission sur TF1. Elle met ainsi fin à l'incertitude quant à une quatrième tentative d'accéder à la fonction suprême en France.
Les juges d'appel ont reconnu Le Pen coupable d'avoir mis en place, entre 2004 et 2016, un système permettant de payer des employés de son parti — alors appelé Front national (FN) et en difficulté financière — avec des fonds destinés aux assistants parlementaires au sein du Parlement européen. Le préjudice a été évalué à 2,8 millions d'euros.
La cour a infligé une peine de trois ans d'emprisonnement, dont un an avec bracelet électronique et deux ans avec sursis. L'intéressée est également frappée d'une inéligibilité de quarante-cinq mois, dont trente avec sursis. Les quinze mois restants devraient être rétroactivement appliqués à compter du premier jugement, selon l'AFP.
Le Pen a indiqué qu'elle contesterait devant la Cour de cassation la partie du verdict l'obligeant à porter un bracelet pendant un an. Tant que la plus haute juridiction française n'aura pas statué, elle ne sera pas tenue de porter ce dispositif, a-t-elle précisé.
En première instance, le 31 mars de l'année dernière, le tribunal avait prononcé une peine plus lourde : quatre ans de prison dont deux avec sursis et deux avec bracelet électronique, assortis d'une inéligibilité de cinq ans. La politicienne de cinquante-sept ans avait alors dénoncé une décision politique et une chasse aux sorcières.
Mardi soir, elle a réaffirmé son innocence tout en se disant satisfaite que la cour ait, selon elle, préservé la liberté des Français de voter en réduisant la durée de son inéligibilité. Elle avait auparavant affirmé qu'elle ne se présenterait pas si elle devait porter un bracelet électronique, estimant que cela nuirait à sa campagne et à sa crédibilité.
Marine Le Pen s'est déjà présentée à l'élection présidentielle en 2012, 2017 et 2022, sans succès. Les sondages suggèrent qu'elle pourrait arriver en tête du premier tour en 2027, bien que l'issue d'un éventuel second tour reste incertaine. En cas d'empêchement, le jeune président du RN Jordan Bardella, âgé de trente ans, serait envisagé comme alternative.
Source: Google News CZ — Crime (cs)