Cédric Jubillar avoue le meurtre de son épouse après cinq ans de dénégations
Le peintre plaquiste a envoyé un courrier à ses défenseurs dans lequel il reconnaît avoir tué Delphine Aussaguel, disparue fin 2020 dans le Tarn. Il affirme désormais vouloir aider les enquêteurs à retrouver sa dépouille.

Cédric Jubillar avoue le meurtre de son épouse après cinq ans de dénégations
Depuis la nuit du 15 au 16 décembre 2020, date de la disparition de Delphine Aussaguel à Cagnac-les-Mines, son conjoint n'avait cessé de clamer son innocence. Ce lundi 7 juillet, ce mur de déni s'est effondré. Cédric Jubillar a transmis à ses conseils un courrier dans lequel il assume enfin d'avoir ôté la vie à son épouse.
Cette reconnaissance intervient alors que l'homme de 36 ans a déjà été jugé une première fois. En octobre dernier, les assises du Tarn l'avaient condamné à trente années de détention pour homicide aggravé, une décision qu'il avait immédiatement fait appeler. Le second procès doit s'ouvrir dans deux mois.
Dans son écrit, Jubillar évoque une querelle entre conjoints qui aurait mal tourné, une présentation des faits qui diffère sensiblement de la thèse de l'assassinat prémédité retenue par les jurés. Sa défense semble désormais viser à réduire la part d'intentionnalité dans le geste fatal. « On comprend qu'il y a une remise en question de l'intentionnalité », analyse une journaliste spécialisée dans le domaine judiciaire.
Par ailleurs, l'accusé affirme être disposé à collaborer avec les gendarmes pour localiser le corps de sa femme, resté introuvable malgré des recherches intensives menées sur le terrain tarnais. Des indices avaient été recueillis au domicile du couple : un cri entendu par une riveraine, des lunettes fracassées, la voiture garée de façon inhabituelle.
La cour d'assises d'appel sera désormais amenée à examiner ces nouvelles déclarations et à déterminer leur incidence sur la peine finale.
Source : franceinfo
Source: France Info