Ariège : trois condamnations dans une affaire de revente de drogue depuis une supérette
Une filière de distribution de cannabis et de cocaïne, qui utilisait une épicerie de nuit comme quartier général à Laroque-d'Olmes, a été jugée à Foix. Les prévenus ont écopé de peines de prison ferme.

Ariège : trois condamnations dans une affaire de revente de drogue depuis une supérette
La juridiction de Foix a rendu vendredi son verdict dans une affaire de narcotrafic à Laroque-d'Olmes. Trois prévenus ont été sanctionnés pour leur participation à un circuit de vente de stupéfiants qui fonctionnait depuis une épicerie de nuit.
L'enquête a nécessité plusieurs mois de travail. Les policiers ont procédé à des auditions d'acheteurs, surveillé le commerce, saisi et analysé des portables, et mené des perquisitions ayant abouti à des découvertes importantes.
Yanis, un adolescent de 19 ans déjà marqué par une condamnation avec sursis pour violences, admettait partiellement les faits. Il reconnaissait se servir d'un compte Snapchat pour écouler de la drogue, tout en arguant que d'autres s'en servaient aussi. Il prétendait ne pas connaître l'identité de son approvisionneur, un individu qu'il ne pouvait croiser que dans une rue de Lavelanet.
Saïd, quadragénaire sans antécédents judiciaires, se présentait comme un consommateur compulsif, avouant fumer jusqu'à vingt joints quotidiens. Il assurait que ses échanges servaient uniquement à financer cette addiction. Concernant les liquidités retrouvées chez lui, il invoquait des gains de paris sportifs et la cession de biens personnels.
Killian, un jeune homme d'une vingtaine d'années, confessait écouler de la poudre blanche pour payer sa propre consommation. Il évoquait un fournisseur installé à Toulouse dont il gérait un stock, dans lequel il puisait pour son usage. Il reconnaissait avoir détourné une partie de la marchandise et s'être endetté, se décrivant comme l'« esclave » de ce mystérieux donneur d'ordre.
Les investigations ont révélé un niveau de vie incompatible avec les ressources déclarées : des véhicules de marque allemande, des appareils électroniques haut de gamme, des montres de luxe, des consoles de jeux et même une machine à compter les billets. Killian prétendait que ces automobiles n'étaient que des carcasses rachetées pour être remises en état.
La présidente du tribunal, Sun-Yung Lazare, n'a pas été convaincue par les arguments de la défense et a prononcé des peines d'incarcération effective contre les trois accusés.
Source : La Dépêche
Source: Google News FR — Crime (fr)