Narbonne : un adolescent de 17 ans tué à coups par cinq agresseurs, cinq suspects en détention

Dans l'Aude, un jeune de 17 ans est mort après avoir été roué de coups par cinq individus sur un chantier. La vidéo de l'agression n'a pas été diffusée. Cinq suspects, dont trois mineurs, sont en détention provisoire.

Narbonne : un adolescent de 17 ans tué à coups par cinq agresseurs, cinq suspects en détention

Narbonne : un adolescent de 17 ans tué à coups par cinq agresseurs, cinq suspects en détention

Un jeune homme de 17 ans a trouvé la mort à Narbonne, dans l'Aude, après avoir été violemment frappé par cinq autres jeunes sur un chantier de la ville. Les coups, portés à la tête alors que la victime gisait au sol, ont été enregistrés sur vidéo. La chaîne publique a toutefois décidé de ne pas montrer ces images.

Laissé pour mort sur place, le garçon a été transporté par les secours mais n'a pas survécu, succombant à ses blessures quelques jours après les faits. Il résidait depuis deux mois dans un foyer de protection de l'enfance tout proche.

Cinq suspects en détention provisoire

La police a arrêté cinq personnes : deux adultes et trois adolescents. Tous ont été inculpés pour tentative d'assassinat et écroués. Le magistrat du parquet de Narbonne, Jean-Philippe Rey, a indiqué qu'aucun des suspects n'était connu de la justice jusqu'alors. Il a également précisé que le profil de la victime ne présentait rien de notable.

Le pourquoi de cette agression n'a pas encore été établi. L'autorité judiciaire a cependant écarté la piste d'un mobile raciste.

La victime avait déjà déposé plainte

En mai de cette année, le jeune homme s'était déjà présenté au commissariat pour dénoncer des violences. Il avait alors désigné d'autres jeunes, qui ne font pas partie des cinq personnes actuellement inculpées.

L'effroi des riverains

Le drame a plongé les habitants du quartier dans l'horreur. Des gerbes et le portrait du défunt ont été déposés sur les lieux. Une résidente, Brigitte Vallat, s'est rendue sur place pour honorer sa mémoire : "Cinq contre un, c'est de la lâcheté", a-t-elle lancé. Un voisin, Jean-Marie Mariès, a évoqué un adolescent "trop gentil", qui se laissait facilement influencer.

Source : franceinfo

Source: France Info